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 A heart made of stone (Anastasia)

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Orfeo F. Renzacci
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MessageSujet: A heart made of stone (Anastasia)   Ven 29 Juin - 0:37



A heart made of stone
would you kill to prove you're right ?



La poussière rendait l’atmosphère lourde, s’infiltrait dans ses poumons, par chaque inspiration qu’il prenait. Ses yeux avaient tenté de se protéger au début, profusions de larmes ayant creusé de profonds sillons dans la saleté de ses joues. Néanmoins, après des jours passés à errer, si ce n’était plus, il n’était plus à même de produire le moindre liquide. L’orbite s’asséchait, l’humeur s’étiolait. Il avait cette impression de sable sous les paupières, quand celles-ci se fermaient. Il avait envie de se gratter, en avait besoin même, mais cela ne faisait qu’empirer le tout. Il y avait aussi tout ce qui pénétrait dans sa gorge, dans sa tranchée. Il était pris de quintes de toux à lui arracher les poumons, ne pouvant plus respirer pendant de longues secondes à la suite de cela. De temps à autre, des éclats de lucidité traversaient son esprit, sa mémoire, et il se raccrochait à son humanité. Mais c’était faible, très faible, trop faible. Il avait fini par perdre sa lucidité, quand les événements ne réclamaient que sa réaction, et sa haine. C’était vivre ou crever. Il était revenu dans cette époque de sa vie où il devait survivre et ce, qu’importaient les meurtres commis. Il n’avait plus de conscience désormais, plus de moral. L’éthique sacrifiée pour son existence. Il n’en avait jamais eu.

Il errait le sorcier, avait pénétré dans la faille sans s’en rendre compte. Lui pensait simplement qu’il était mort une fois de plus, et qu’il avait fini à nouveau en Enfer. C’était la seule explication qu’il pouvait donner : un retour à Darkness Falls. Jamais il n’aurait pensé y remettre les pieds. Jamais il n’aurait pensé que se glisser dans son ancien rôle aurait été si facile. L’instinct de survie, si vif, était toujours présent en son cœur, pour le meilleur comme pour le pire. Il fallait l’avouer, il n’était pas quelqu’un de bon là-bas. Certes, il avait estimé nécessaire de sauver certaines âmes, de se montrer sous son plus beau jour. Mais combien de personnes avait-il tué se faisant ? Ou simplement mener à leurs pertes ? Il s’en était foutu, avec le temps. Le premier siècle, il naviguait encore dans son innocence d’enfance, mais tout avait fini par se casser la gueule. Le bandeau noir sur ses yeux avait glissé, et il avait fallu se rendre à l’évidence : mes mages bons n’existaient guère à Darkness Falls. Lui aussi avait sa part d’ombre. Sauf que la sienne, contrairement aux autres, elle était invisible à ses yeux. Douce mémoire détruite...

Les jambes continuaient d’avancer, pas après pas. Pourtant, il ne sentait plus la plante de ses pieds depuis bien longtemps. Ses poumons le brûlaient, sensation désagréable due à l’atmosphère lourde inspirée. Les instincts s’étaient réveillés, et le sang tâchait à nouveau ses doigts si frêles. Rafael l’aurait encore plus détesté s’il l’avait vu ainsi.

Qui est Rafael ?

La mémoire s’effaçait au fur et à mesure, se gelait dans les tréfonds dans son esprit. Il n’avait plus accès à qui il était, à ce qu’il était. Aujourd’hui, il avait revêtu l’apparence d’un monstre, s’était glissé dans la chair d’un autre… Ou était-ce simplement lui, lui dans son appareil le plus véritable ? Y avait-il eu une seule fois de la gentillesse, ou de la bonté ? N’était-ce pas seulement de la manipulation, pour arriver à ses fins de manière discrète ? Ses souvenirs s’effritaient, se modifiaient. Mémoire vivante, s’adaptant aux crises de l’humain qu’il était. Pour ne pas périr, pour ne pas virer fou. Ne l’était-il pas déjà ?

**

Il perçut le changement d’atmosphère, la chaleur moite lançant place à un froid mordant. Il frissonna, toujours plongé dans le cauchemar de l’Enfer. Il ne savait pas où il était tombé, peut-être un autre étage de ce lieu démoniaque ? Dante avait dénommé neuf cercles des Enfers. Etait-il tombé à celui d’en-dessous ? C’était une possibilité, mais quelque chose clochait. Il avait arrêté de marcher, restant figé dans un froid destructeur. Les extrémités de son corps commençaient à geler. Crèverait-il ici ? Son regard bleuté, bouffé par des pupilles noires prenant de plus en plus de place, se déplaçait avec vivacité sur les alentours. Il cherchait l’élément déclencheur de son errance, des failles. Il n’avait pas reconnu New-York, n’y ayant habité qu’un an avant le déménagement forcé. En fait, il n’aurait été capable de rien reconnaître. L’œil hagard se teintait de colère, de haine, de peur. Un surplus d’émotions qui le rendait dangereux.

Un bruit, une ombre se rapprochant. Ses sens exacerbés par une adrénaline trop présente avaient réagi instantanément à la présence. Humaine ou animale ? Qu’importait, la chose non identifiée s’approchait de trop. Dans cette situation, l’attaque était la meilleure défense.

Une seule inspiration, et le corps se mouva pour tomber sur la silhouette. Il l’attrapa, la plaqua contre l’une des vitrines toujours debouts, laissant un bruit sourd se répercuter dans la rue. « Qui es-tu ?! » La voix tonnait, bien plus enragée qu’habituellement. « Que fous-tu ici ? »

Qu’importait la violence, tant que les réponses venaient…




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Anastasia N. Bolkonsky
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MessageSujet: Re: A heart made of stone (Anastasia)   Sam 21 Juil - 19:17

A heart made of stone

Anastasia & Orfeo

Je ne sais pas comment tout ça a commencé. Comment je me suis retrouvée prisonnière du froid glacial d'une ville en plein hiver perpétuel, une ville à l'abandon, ville qui, jadis, fourmillait de gens plus ou moins bien, où scintillaient des enseignes lumineuses... mais New-York s'est tue, comme le reste du monde. On n'entend plus que le sifflement du vent rythmant les grognements de ces putains de zombies qui arpentent les rues à la recherche d'une victime. Ils ont l'air hagard, avec leur regard vide et leur démarche incertaine, comme s'ils avaient essuyé la cuite de trop. Et moi je suis là, au milieu de tout ce foutoir, à me demander pourquoi le monde a foutu le camp comme ça. Sans Apocalypse, je serais restée un coyote le restant de mes jours mais sans Apocalypse et bien... le monde serait sûrement un peu moins moche.

Un frisson me parcoure l'échine tandis que je remonte sur mon nez le fouloir noir qui empêche le vent de cingler mon visage. Ne laissant que mes yeux à découvert, j'avance prudemment, un poignard dans une main et un revolver qui attend sagement son heure accroché à ma ceinture. Qu'ils viennent donc, ces dégénérés ! J'ai de l'énergie à revendre, en ce moment... mais j'ai été incapable de dire à Georg d'aller se faire foutre lorsqu'il m'a ordonné de venir ici pour je ne sais quelle obscure raison, récupérer deux trois bricoles inscrites sur une liste, qu'il m'a dit. Je n'ai pas su lui dire non parce que lorsqu'il ordonne, j'obtempère. J'en aurais été capable, s'il y avait eu Andreï, j'en aurais été capable... si seulement il n'avait pas été à deux doigts de me tuer la dernière fois.

Alors j'ai dit oui, parce que je ne sais plus où j'en suis, malgré l'aide de Liam, parce que ça doit être inscrit dans mon code génétique, une connerie du genre... j'ai dit oui parce que je ne sais pas dire non, qu'est-ce que j'en sais ? Au moins, ici, j'ai moins de risques de croiser un con dans les rues, c'est plutôt calme. C'est même reposant, quand j'y pense ! J'erre dans les rues sans un bruit, silencieuse et discrète, goûtant un calme comme je n'en ai pas connu depuis longtemps, et puis tout s'assombrit. C'est comme un voile poussiéreux qui envahit l'atmosphère et je n'ai pas le temps de me poser la moindre question qu'une main m'attrape et plaque contre la vitrine d'une ancienne boutique. Je grimace, le verre se fendille dans mon dos et d'instinct, la lame de mon poignard vient se poser contre le t-shirt du cinglé qui vient de m'agresser, à quelques centimètres de son cœur. S'il fait le moindre geste, la lame s'enfoncera jusqu'à la garde dans sa chair, j'en fais la promesse. Mes yeux furibonds cherchent les siens et je crache, la voix étouffée par mon foulard.

« Qu'est-ce que ça peut te foutre de savoir qui j'suis, putain ? Lâche-moi, ducon ! »

Le russe s'égare sur ma langue et se mue en une flopée d'injures tandis que je me débats sous sa poigne.

« T'as l'intention d'me lâcher ? Ou on reste là à s'regarder dans le blanc des yeux en attendant qu'un charognard vienne nous bouffer la gueule ? »

Au bout de quelques instants, l'impatience prend le pas sur le reste et mon pied se glisse derrière sa jambe pour le faire lourdement chuter au sol. M'accroupissant près de lui, j'appuie d'une main ferme sur sa poitrine tandis que l'autre vient chatouiller sa pomme d'Adam du bout de la lame du poignard.

« Tu t'es clairement pas attaqué à la bonne personne, mon vieux... alors répond, qu'est-ce que tu m'veux ? »

Pas que ça ait de l'importance, après tout, je devrais sûrement le tuer maintenant mais... il a un je ne sais quoi de le regard qui me fait penser qu'il est ailleurs tout en étant là. Quelque chose qui me glace le sang.

_________________


We are going to die, and that makes us the lucky ones. Most people are never going to die because they are never going to be born.
(c) crackle bones
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