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 the fall of icarus • (oswald)

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: the fall of icarus • (oswald)   Ven 29 Juin - 22:20


« the fall of icarus »



William & Oswald
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L'oiseau de proie survola les grilles de Congo Square d'une trajectoire incertaine avant de fondre droit dans les feuillages d'un arbre du parc endormi. Le corps de William dégringola le long des branches, accompagné par une cacophonie de craquements et de plaintes que poussa le métamorphe en pleine retransformation. Il atterrit lourdement sur le sol sous sa forme humaine décharnée par le combat. Même s'il avait pu prendre la fuite, il avait laissé quelques plumes derrière lui, et ce n'était pas qu'une simple expression. Le satané irlandais avait manqué de lui arracher une aile et dans son cas, le bras droit. Ce dernier lui faisait terriblement mal. Son épaule surtout. Elle était peut-être luxée, un os fracturé ou brisé. Il ne savait pas très bien. La douleur était trop forte. Cela l'empêchait de voler correctement. Un comble pour un rapace. En restant à terre, William était à découvert. La distance le séparant de son chasseur était encore trop mince pour qu'il puisse rester dans les parages. Il devait prendre ses jambes à son cou. C'était tout ce qu'il lui restait à faire pour l'heure. Si ses bras ne le portaient plus dans le ciel, ses jambes pouvaient encore le faire sur la terre ferme. Dès lors, William trottina dans les allées du parc, s'enfonçant petit à petit dans les entrailles du quartier malfamé de Tremé. Du mieux qu'il put, il resta soustrait dans la pénombre, pour cacher sa nudité apparente et la laideur de son visage ensanglanté. Leslie lui avait brisé le nez, il l'avait d'autant plus ressenti lorsqu'il s'était transformé en faucon et que son bec si profilé s'était retrouvé tordu. L'une de ses arcades n'avait pas été ménagé non plus au moment où sa tête était venue percuter de force, le genoux du rouquin. William espérait lui avoir brisé quelques côtes dans la bataille. Il espérait que son oreille saigne à ne plus s'arrêter. Il espérait que son cadavre pourrisse sur les bords du bayou, à l’orée du camp de la Communauté. Pourvu que Gabriel le chasse. Pourvu qu'on le dénigre comme un parasite, qu'on le laisse à sa solitude substantielle. Leslie ne méritait aucune compassion, ni aucune compagnie. C'était un ours enragé, aussi pitoyable et inutile qu'un chat de gouttière. Un démon qui n'aurait jamais dû revenir sur terre.

Le métamorphe traîna son corps meurtri jusqu'au carrefour d'une rue surveillée aux quatre coins par des regards pressants. Ici-bas vivait l'arrière cours de la ville, les dealers, les paumés, les gens trop pauvres pour mieux se loger. C'était l'endroit où il ne vallait mieux pas traîner seul en pleine nuit, sans arme, ni vêtement. Pourtant, c'est que William était obligé de faire, car il lui était impossible de se retransformer tellement la douleur était intense dans son corps. Il avait besoin de sang humain pour faciliter sa régénération. Une substance anodine et pourtant devenue illégale à la possession depuis que des êtres comme lui peuplaient les rares recoins de la terre encore entiers. Il ne pouvait se rendre à l'hôpital dans un tel état. Il ne pouvait pas aller bien loin, enfin juste assez pour frapper à la porte de la seule personne qu'il pouvait véritablement considérer comme son ami : Oswald. Le chemin jusqu'à son immeuble miteux lui parut interminable. Lorsqu'il arriva devant la porte de celui-ci, il appuya son corps contre le vieux panneau de bois qui s'ouvrit sans qu'il ait besoin de composer le moindre code ou d'utiliser la moindre clef. Les lieux avaient été vandalisé tellement de fois que la porte ne tenait plus sur ses gonds que par miracle et se refermait mollement pour faire illusion d'une quelconque sécurité. De son bras valide, William s'agrippa à la rambarde pour monter au deuxième étage. Tout le haut de son corps lui faisait souffrir le martyr. Sa tête que Leslie avait fracassé, son cou qu'il avait longtemps serré, ses côtes qu'il avait frappé et son bras qu'il avait tiré. Le métamorphe pouvait s'estimer heureux de ne pas avoir été touché aux jambes, lui permettant ainsi de se traîner jusqu'ici. Arrivé devant le palier d'Oswald, William écrasa son poing sur la porte à plusieurs reprises. Une fois, deux fois, trois fois, puis il frappa un grand coup. La porte d'à côté s'ouvrit à la volée, sur les traits d'une vieille dame en robe de chambre. Le métamorphe soupira, avant que la porte de l'intéressé ne s'ouvre finalement devant lui. « Épargne-moi tes commentaires veux-tu et aide-moi » dit-il à Oswald en sentant le regard de ce dernier le détailler de pied en cap.



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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Sam 30 Juin - 3:07

La gueule se mange le parquet brutalement, arrache l’endormi à quelques instants de répit. Le corps à moitié écroulé au sol, le matelas de plus en plus défoncé qui ne retient pas la carcasse remuante. Le tout éclairé par une loupiote qui tient lieu de veilleuse. De quoi faire rire une belle assemblée. Un grognement pour toute réponse à l’ironie et l’escroc roule jusqu’à se recaler sous ses couvertures. Un soupir de soulagement, le sommeil qui revient très vite avant que ça ne dégénère à nouveau. Mais cette fois-ci, ce n’est pas sa faute. Un, deux, trois. Des coups insistants auxquels l’insomniaque se surprend à répondre grossièrement, inutilement avant d’attraper son jean échoué et de l’enfiler pour délivrer son antre à l’emmerdeur. La réplique acerbe meurt immédiatement sur ses lèvres sèches. La confusion l’oblige à aviser la silhouette malmenée et surtout dénudée du changeur. Hébété, partagé entre l’amusement et une certaine inquiétude, l’arnaqueur se tourne vers la voisine qui semble déjà prête à défaillir. « C’est pas ce que vous croyez, je les aime avec plus de poitrine et rien entre les guiboles. » Bien sûr qu’il ne compte pas écouter les recommandations du blessé. Bien sûr qu’il doit plaisanter afin de dédramatiser l’ensemble de cette scène burlesque à souhait. Sourire niais qui vient étirer ses lèvres tandis qu’il avance son bras jusqu’à attraper le coude de son comparse. « Mais je peux faire une exception pour ce soir, mon chou. Viens par là vilain, vilain garçon. » Il le tire à l’intérieur, non sans adresser un clin d’œil à la vieille dame. Tout pourvu qu’elle n’alerte pas les autorités. Peu importe dans quoi son allié trempe, Oswald ne préfère pas que la milice foute son nez dans leurs affaires. Autant pour se protéger lui, que pour protéger celui qui est venu lui réclamer un abri.

Une fois la porte refermée, il a besoin de commenter, d’halluciner en toute liberté face à toute cette absurdité. « Vieux, je t'aime bien mais quand même, je pensais pas qu’on en était au stade où on pouvait littéralement se foutre à poil devant l’autre. » Rictus qui s’évanouit face à la gravité de ce qu’il peut discerner. Pourquoi n’a-t-il pas directement filé pour dénicher un établissement médical ? A qui essaie-t-il d’échapper ? Pour rejoindre l’appartement du pire baratineur de la terre, faut être sacrément désespéré. Rien de tout ça n’a de sens pour le quadragénaire habitué à la classe ainsi qu’à l’intégrité du bookmaker. Il s’est battu ? S’est foutu dans une sale emmerde ? Peut-être qu’il s’est mis à l’idéaliser, son pote. Sans doute qu’il aime bien croire que tout n’est pas totalement pourri par ici. Faut croire qu’il lui reste un semblant d’humanité. Qu’il s’empresse de balayer, bien sûr, en se montrant désobligeant. « Qu’est-ce t’as foutu ? Tu sors d’une soirée BDSM qui a mal tourné ? Ah ça faut avoir le coeur bien accroché. » Les dents se montrent à nouveau, tout ça le fait rire malgré lui. Ça ne ressemble pas à William, il en a connu des gars déjantés, vécus des situations pires encore que celle-ci mais pourtant, ça lui semble inédit. Parce qu'il s'agit sans doute du mec le plus équilibré avec qui il ait sympathisé. Le danois se rapproche de son invité pour contempler ses meurtrissures avec beaucoup plus de sérieux qu’il n’y parait. « Me dis pas que c’est ta meuf qui t’a fait ça pendant que vous le faisiez ? Putain, elle t’a pas loupée quoi, j’espère au moins que ça l’a envoyée au septième ciel. A moins que ça soit l'inverse et que la frustration l'ait rendue sauvage... Tu sais il existe des choses pour ça, si jamais tout s'active pas bien là-dessous. Ça arrive à tout le monde. Faut pas avoir honte. » Des mots qui lui échappent à toute vitesse tandis que l'hilarité se poursuit. Il faut combler les blancs, rendre toute ce surréalisme, crédible, naturelle. Il a encore la marque du drap sur la tronche, Oswald, encore la fatigue qui lui creuse les traits alors il se donne le droit d'être encore plus insolent que d'ordinaire.

La chaise devant le bureau du prétendu détective privé est tirée, offerte à l’infirme. « Assieds-toi avant de tomber dans le coma. Je vais te trouver de quoi recouvrir tout ça. Parce que pas d’offense mais c’est vraiment pas mon trip de mater ton cul d’aspirine. » Loin d’être spécialement pudique, le scandinave préfère autant ne pas entretenir le spectacle pour autant. Il attrape un plaid sur sa paillasse, la jette sur son convive en revenant dans la pièce principale. Les fringues, il les lui filera quand il en saura davantage. Sans vêtements, il ose espérer que le métamorphe ne lui échappera pas avant de lui avoir fourni tous les détails croustillants. L’hôte fait le tour de son pupitre, ouvre ses tiroirs machinalement pour en observer le contenu. Les prunelles agrippent une nouvelle fois, l’épaule mal placée puis le nez brisé. « T’es sacrément amoché et j’ai que de la vodka pour désinfecter. Si faut te recoudre, je peux aussi tenter mais j’ai peur que tu ressembles à la créature de Frankenstein. Tu veux prendre le risque ? » La bouteille d’alcool se pose entre eux, regard rempli de regrets se pose sur le contenant qu’il va sans doute vider pour d’autres fins que celle de se défoncer. C'est vraiment qu'il doit l'apprécier William pour en arriver à lui réserver son meilleur cru afin de le soigner.

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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Lun 2 Juil - 17:45


« the fall of icarus »



William & Oswald
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Il n'avait pas imaginé que le destin le rattraperait aussi facilement. Venir récupérer le reste de ses affaires en douce, à l'ombre des caméras et des suiveurs, c'est ainsi que William avait prévu son passage dans son ancien appartement situé face à Congo Square. Si Leslie s'était trouvé là ce soir, c'était par hasard et par malchance. A force d'ignorer les conséquences annexes de ses actes, l'anglais avait baissé sa garde. Planqué dans son petit appartement de la Nouvelle-Orléans et profitant de l'argent du Bones, il en avait oublié d'assurer ses arrières. La Communauté avait franchi les murs de la ville et à présent, aucun recoin n'était sûr pour lui. Le chasseur irlandais l'avait rattrapé et pendant quelques instants, William avait bien failli y passer. Il aurait pu finir étranglé par la poigne rageuse de Leslie, la nuque broyée par ses mains caleuses. Et qu'en serait-il advenu de lui après avoir lâché son dernier souffle ? Le chasseur l'aurait ramené sur les bords du Mississipi. Il aurait traîné son corps sans vie comme un trophée qu'il aurait certainement balancé aux pieds de Gabriel, le sourire carnassier aux lèvres. William avait beau être un oiseau, il n'était pas habitué à être la proie. Revenir chez lui avait été une décision inconsciente. Comme toujours il s'était cru supérieur aux doutes, aux dangers, aux autres en général. L'anglais possédait une force de caractère qu'il surestimait beaucoup, bien que sa confiance ne soit pas totalement illusoire. Il avait su rendre les coups à Leslie, mais au prix de mutilations physiques dont il allait mettre des jours à se remettre. William n'était pas n'importe qui, ni n'importe quoi. Depuis trois siècles, il n'était plus homme, mais métamorphe. Grâce à cette capacité hors norme, il allait pouvoir récupérer facilement. Seulement, sa guérison serait plus rapide avec un peu d'aide. « C'est l'inconvénient d'être changeur de peau. Seule l'âme perdure, pas les habits » dit-il à Oswald en le suivant dans son appartement. Malgré sa requête, le blond ne pouvait s'empêcher de commenter son état et sa nudité. Être un humain doublé d'un animal venait avec quelques inconvénients et la perte de ses apparats en était un.

Éprouvé par la douleur dans son épaule, William s'adossa immédiatement contre un mur de l'appartement. Celui-ci était plongé dans la pénombre. Bien évidemment, son occupant devait dormir à cette heure-ci. L'anglais ne l'aurait pas dérangé cela n'avait pas relevé d'une urgence extrême. Oswald le toisa, le jaugea, le jugea. Déblatérant tout un tas d’inepties et de remarques toutes aussi vulgaires les unes que les autres, dont seul lui avait le secret. Si William n'avait pas eu un bras ballant, il lui aurait certainement flaqué une gifle à la figure pour le faire taire. Au lieu de ça, il s'affala sur la chaise que lui proposa le blond et souffla longuement. « Il ne s'agit pas de cela. De toutes manières, nous ne sommes plus mariés, Esperanza et moi... » se mit-il à soupirer, non sans manifester une pointe de mélancolie dans la voix. L'ancien couple était à cent lieux de ce genre de choses. Ils venaient à peine de se retrouver, de comprendre ce qu'ils leur étaient arrivés durant trois siècles, séparés. Ils étaient loin de s'être pardonnés leurs erreurs et leurs choix pour le moins culottés. Ils ne faisaient que se tolérer, se côtoyer et par la force des choses peut-être s’apprivoiser de nouveau. Le mari et la femme avaient encore tant à faire avant de retrouver une relation normale. Par ailleurs, William avait fait son deuil de récupérer un jour celle qu'il aimait. Esperanza avait été claire à ce sujet, la femme qu'il avait épousé n'était plus aujourd'hui. « Il me faut du sang humain. Je ne peux pas me retransformer dans un tel état... » commença le métamorphe en étalant sur ses jambes le plaid lancé par Oswald. C'était pour cela qu'il était venu jusqu'à lui en pleine nuit. Il venait voir l'ami, mais aussi son fournisseur officiel de sang humain. Ce liquide ne coulait plus dans ses veines depuis plus de trois siècles. Le sien était un mélange particulier, issu de deux espèces du règne animal. William avait essayé de comprendre sa nature étrange en lisant l'ouvrage de Darwin trouvé dans les stocks de la fausse librairie du Bones. Il n'y avait pas trouvé grands éclairements, seulement de nouvelles interrogations restant en suspend. « ...et il va falloir que tu m'aides à remettre cette épaule en place » informa-t-il le blond, en grimaçant d'avance. Cela n'allait pas être une partie de plaisir, mais chacun de ses os devaient être remis au bon endroit avant que sa régénération puisse se faire. Une fois son épaule réduite, il pourrait être transfusé et ainsi commencer à guérir. Un retour à son état animal l'aiderait également à accélérer le processus. « Tu n'auras qu'à faire ce que je te dis et ça devrait aller » lui dit-il en ne croyant pas un seul mot de son discours. Par bonheur, il n'avait jamais eu d'épaule disloquée jusqu'ici, mais c'était arrivé l'un des membres de la Communauté après une sévère chute de cheval. William avait vu la douce Lucia, (la jeune femme avait qui il avait eu une brève aventure) s'occuper du blessé et remettre en place son membre par des gestes simples, mais efficaces. Une main sous l'épaule, une traction lente, mais ferme. Le tout jusqu'à ce que l'os revienne à sa place initiale. L'anglais avait connu pire comme épreuve, mais à la simple pensée de son épaule craquante, il s'empara de la bouteille de vodka de son ami et dévissa le bouchon d'une main pour en boire une longue gorgée. Cela ne lui ferait pas de mal.  



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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Mar 3 Juil - 23:05

Les pensées se déroulent au ralenti malgré le fait que la langue disperse une centaine de mots par minute. Plus rien ne passe par la cervelle endormie, les méninges peinent à émerger du sommeil que l’insomniaque avait enfin réussi à trouver. Ainsi le rappel de la nature ne parvient même pas à anticiper la demande légitime du blessé. Le regard hagard d’Oswald vacille de la carcasse échouée sur le siège au frigo. D’une démarche penaude, le trafiquant s’oriente ainsi naturellement sur le côté, contre le mur du fond. Là où les placards vides côtoient une cuisine équipée qui ne sert jamais. Des tréfonds du frigidaire, le mafieux extirpe plusieurs fioles. Dans le compartiment sous l'évier, il trouve de quoi l’injecter dans l’organisme de la victime. Drôle de situation à partager avec son allié. Cette aide apportée, il n'a pas encore imaginé la lui facturer plus tard. Preuve sans doute, qu'ils ont dépassé un certain stade de confiance.

Pour continuer à détendre cette atmosphère faite de tension et de douleur ténue, l’escroc rebondit sur un élément plutôt amusant que l’anglais lui a balancé. « Parce qu’il faut être marié pour s’amuser au pieu ? Putain qu’est-ce que tu dois te faire chier si c’est ça. Me dis pas que t’as connu que ta meuf à cause de ça ? Bordel vieux, tu dois être salement en chien si c’est ça. Je devrais peut-être m’inquiéter que tu débarques ici à poil, que tu sois changeur ou pas. » Sourire narquois qu’il porte toujours même quand il se penche sur le bras valide pour y apposer le garrot, histoire de le piquer au bon endroit. Pas d’inquiétude quant à cette manœuvre. Le drogué manie l’aiguille à la perfection. Le cul se cale sur le bureau nonchalamment avant que la lucidité ne rattrape le geste. La guérison des métamorphes se rapprochent sensiblement de la sienne. Autant remettre tout en place avant de permettre au système de reprendre la main. Il défait ce qu’il a débuté, dépose les contenants rempli de sang dans un tiroir pour ne pas les renverser par inadvertance. Une chose à la fois.

L’infecté avise les dégâts, les os déboités en adoptant toujours cette expression relativement neutre. « T’inquiète pour l’épaule. Les nanas disent toujours que j’ai des mains en or. On va te recaler ça. » Qu’il lui balance sans doute avec un surplus de confiance pendant que son patient engloutit l'alcool présenté. Ce manque de foi devrait le vexer mais ça ne fait pourtant que l’amuser. L’audacieux exécute quelques pas pour aller dénicher une serviette de bain qu’il enroule avant de venir la caler sous l'aisselle de son vis-à-vis. L’agitation du changeur le pousse à babiller pour dédramatiser la manœuvre amorcée. Inutile qu'il lui fasse un malaise avant même l'opération effectuée, pas vrai ? De la simple stratégie, le divertir pour que sa concentration se porte sur autre chose. « Quand j’étais en taule, c’est souvent sur ma gueule que ça retombait de retaper des molosses quand ça se pétait le nez ou la mâchoire. Parce que faut pas croire, y a de ces poules mouillées en prison. Y en a un une fois qui a gerbé quand je lui ai remis son petit doigt en place pendant que les autres se planquaient les yeux. Peut-être que toi aussi tu me paieras en clopes, ça me ferait grand plaisir mon seigneur. » Un regard pour vérifier que son comparse se tient prêt, l’écoute lui déblatérer ses propos théoriques sur la manipulation à effectuer et puis, il tire sur l’avant-bras jusqu’à réussir. Craquement macabre qui raisonne dans son petit appartement.

Alors qu’il replie le bras contre le torse du métamorphe, il réalise que ce dernier tourne de l’œil. Le danois le rattrape à temps, atténue sa chute au sol et se sent partagé entre des émotions pour le moins contradictoire. L’envie de rire comme de grogner et à mi-chemin, il doit le reconnaitre, il s'inquiète vraiment. Qui aurait cru qu’il s’attacherait à William Addington ? Pas lui en tout cas. Faut croire qu’à force de côtoyer Maggie, il a fini par ouvrir quelques brèches dans son système implacable d’indifférence. L’heure n’est pas au constat ou à la pensée émue cependant. La main vient tapoter les joues prudemment. Il y a toujours ce nez cassé qu’il faudrait peut-être aussi replacé. Mais difficile d’évaluer les dommages faciales sans avoir une vision très nette de ce qui se terre sous l’hémoglobine séchée. Le nettoyer devrait être une priorité mais il préfère autant que l’homme soit en état de porter son corps seul jusqu’à la douche. Oswald en a assez vu aujourd’hui. « Bon voyons le positif, je préfère encore ça à la gerbe… Je crois.  Vieux, c’est pas le moment de se taper la sieste. Tu m’as même pas dit qui t’avais foutu dans cet état merdique. » Car il ne comprend toujours pas d’ailleurs pourquoi venir le voir lui ? Ne pas s’en remettre à quelques médecins compétents ? Parce qu’il ne veut pas être fiché comme créature de foire ? Son espèce à lui n’est pas perçue comme disciple de Satan après tout. Le scandinave attrape rapidement d’une paume la vodka,. Il la déverse sans plus de précaution sur la tête de l’évanoui afin de désinfecter les plaies. Puis de réveiller aussi l’inconscient. Une pierre, deux coups. La subtilité, pas le fort de la maison. Mais ça, il le savait l’ancien commodore avant d’y foutre les pieds.

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Dernière édition par Oswald E. Madsen le Ven 6 Juil - 13:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Jeu 5 Juil - 22:50


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Non, Esperanza n'était pas responsable de son état. Même lorsqu'elle se mettait en colère, elle n'était pas capable de telles prouesses pour le défigurer. Elle l'avait souvent giflé, griffé par inadvertance ou par intention. Elle lui avait lancé quelques objets au visage, de la vaisselle ou des bibelots lui tombant sous la main lors de leurs disputes de couples qui n'avaient jamais manqué de fougue. Pourtant, jamais la métisse ne l'avait blessé de la sorte. Au contraire, elle avait toujours été celle qui l'avait soigné, qui avait pris soin de lui. Encore aujourd'hui, elle restait à distance, bien que vivant sous le même toi, pour ne pas lui faire de mal si ses pulsions de voleuse d'énergie devenaient trop fortes. Non, les contactes physiques n'étaient plus d'actualité avec son ex-femme. Celle-ci lui avait bien fait comprendre que rien n'était plus possible en eux et qu'il ferait mieux de se trouver une autre partenaire pour se satisfaire. Il fallait que William pardonne et oublie. Leurs enfants étaient morts, leur couple était mort, la femme qu'elle était autrefois était morte, brûlée par les feux de l'Enfer. « Esperanza n'est plus ma femme, elle ne veut plus de moi ! C'est aussi simple que cela » lui répondit subitement William entre ses dents, fortement agacé. Il n'avait guère l'envie, ni la force mentale à l'instant présent pour s'étendre sur le sujet. L'évoquer était presque aussi douloureux que la souffrance tiraillant son corps meurtri par l'affrontement contre Leslie. Son épaule lui faisait souffrir le martyr. Le rouquin avait failli lui arracher une aile en l'agrippant. L'os était sorti de son orbite. Le danois devait l'aider à le remettre en place avant que le muscle ne refroidisse. William savait comment faire, du moins en théorie. Il n'avait jamais tenté la pratique et aurait préféré ne pas servir de cobaye pour une première approche. En entendant l'histoire d'Oswald, il ne manqua pas de reprendre une gorgée de vodka pour faire taire la migraine qui commençait à se jouer dans sa boite crânienne. Le danois saisit son bras pour commencer la manœuvre et William planta ses incisives dans sa lèvre inférieure pour ne pas gémir. Il n'en fit rien. L'os revint en place, presque sans difficulté. William n'entendit même pas le craquement sonore caractéristique de son épaule réduite. La douleur disparue pour laisser place à une sensation vaseuse. Un lâché prise.

Le métamorphe tourna de l’œil sans même s'en rendre compte. Ses muscles entiers se relâchèrent de suites de l'intervention d'Oswald. Les coups, le sang, la chute... Son cerveau préféra déclarer forfait pendant plusieurs secondes plutôt que de gérer le contre-coup. Son corps glissa alors de la chaise sur laquelle il était assis. Ses yeux regardèrent le fond de ses paupières jusqu'à temps que le danois ne vienne déverser un liquide alcoolisé sur les plaies ouvertes de son visage. William se mit alors à grogner et s'éveilla brutalement. Ses dents se serrèrent sous l'effet de l'alcool dévorant son visage. Il bascula sur le côté, face contre terre pour tenter de faire couler le fluide le long de ses joues. Il étouffait. Son conduit nasal était obstrué par un afflux de sang en train de coaguler. Il cacha sur le plancher. Voulu souffler de ses naseaux pour expulser le sang bloqué, mais la douleur le foudroya de l'intérieur. Comme un chien enragé, il se mit à haleter dangereusement. Il n'avait plus le choix. S'il voulait retrouver le souffle, il devait dégager ses voies respiratoires sans attendre. Le métamorphe prit son courage à deux mains et attrapa l'arrête de son nez entre son pouce et son index qu'il palpa quelques secondes avant de crocheter d'un coup sec. Le cartilage craqua dans un bruit désagréable. William regrettait le temps béni où Esperanza pouvait le guérir d'une caresse grâce à ses dons de magie. Elle l'avait souvent raccommodé lors de ses premières transformations. Il n'était pas devenu le changeur de peau aguerri qu'il était aujourd'hui sans entraînement. Il n'avait pas appris à voler en un coup de vent. Comme tout oiseau, il avait dû apprendre. Sauf qu'il n'avait pas eu l'exemple d'une mère rapace pour le faire. Alors, il avait beaucoup chuté, pour mieux se relever. Après deux expirations et une inspiration, l'air s'engouffra à nouveau de manière normale dans ses cavités olfactives. Les palpitations irradiant son visage lui laissèrent présager d'important ravages sur son faciès. D'un revers de la main, il essuya le sang ayant dégouliné sur ses lèvres. Le parquet devant lui en était recouvert. William réalisa alors qu'il se trouvait dans l'appartement de son ami et non dans les sous-sols crasseux du Bones, au beau milieu de l'arène de combat. Dans son dos, le métamorphe sentit le regard incrédule du blond l'observer avec insistance. Il se redressa lentement sur ses avant-bras, puis se rassit sur la chaise près du bureau, retrouvant peu à peu ses esprits. Sa main vînt masser l'épaule désormais fonctionnelle. Oswald ne s'en était pas trop mal sorti malgré ses réticences. « Merci » lâcha finalement William, en croisant le regard du danois. A la vue de son expression hallucinée, il comprit vite que ce mot n'était pas suffisant pour effacer le désordre de sa visite. Il attendait une explication, que l'anglais lui devait bien. « J'ai été pris en chasse, par un des membres de la Communauté » avoua-t-il dans un soupir. Respirer, penser, garder les yeux ouverts était encore compliqué. Son corps avait besoin d'énergie pour lui permettre de fournir l'argumentaire que Oswald attendait. Il avait perdu trop de sang, il lui en fallait du nouveau. D'un geste du menton, il désigna la seringue que son ami avait sorti et posa son bras ouvert sur le bureau, pour quémander sa dose de fortifiant.



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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Ven 6 Juil - 14:32

Le liquide cesse de cascader contre les traits affaissés de l’échoué. Le danois prend alors conscience des difficultés respiratoires de ce dernier. Il aimerait pouvoir l’assister mais l’évanoui s’est suffisamment éveillé pour agir par lui-même. Oswald reste agenouillé à ses côtés sans trop remuer pour l’observer recaler son nez et recracher l’hémoglobine. Il recule juste à temps pour ne pas se le manger sur le bas du pantalon. Finalement, il ne sait pas si c’est mieux que la gerbe et se garde bien de le faire remarquer. Le mafieux en a vu d’autres dans sa pitoyable existence et s’en moque bien des restants de sang sur le parquet. La seule chose qui le préoccupe, c’est l’état interne de cette organisme malmené. Le scandinave ne porte pas la médecine dans son cœur mais ça ne l’empêche pas d’en voir la nécessité dans ce genre de cas. Difficile de savoir quel genre de mal se coince dans la cage thoracique, quelle type d’hémorragie est à craindre. Ainsi quand son comparse se relève finalement, il a la mine un peu dérangée par cette inquiétude réelle de le voir à tout moment canner au milieu de son appartement. Pas la première fois qu’il verrait un mort. Mais il préfère autant ne pas ajouter son nom à la liste déjà bien trop longue des gens qu’il a apprécié et qu'il a vu crever. En tentant de se défaire de cette sale impression, il tente de l’aider à se redresser, le piaf et une fois qu’il a le cul sur la chaise, l’escroc se résigne à refaire le tour du bureau. « On va encore croire que je butte des gens chez moi après ça. Je dirais que le cadavre se cache chez toi, hein. Moitié, moitié, on tombera ensemble, ça sera presque romantique. » Qu’il balance pour la blague en attrapant le garrot.

Il revient caler ses fesses sur la surface plane face à son complice avant de recommencer la manœuvre, le lien serre le bras et dévoile la veine. L’expert agrippe sa seringue, attrape le sang avant que le regard ne dévie de sa trajectoire à la révélation suivante. « Ha ouais ? Me dis pas que c’était un petit barbu à bouclettes ? » Un léger sourire dérange les traits quand il l’imagine, Tobias, se montrer belliqueux. Mais il sait tout aussi bien que son frère a changé, qu’il ne cesse de se représenter cette version antérieure de lui. Aucune idée de ce que le cadet a connu entre le moment où l’ainé s’est fait foutre en taule pour le meurtre du père et celui où il l’a retrouvé par hasard ici. Pour qu’il en vienne à foutre son poing dans la tête du frangin, il faut sûrement que son propre monde se soit renversé. Cette pensée dissipe le rictus, creuse quelques rides de plus. « C’est vrai qu’il cogne sévère si c’est lui. Moralité, jamais fâcher un Madsen. » Simple conclusion qu’il vient chasser en se penchant sur la chair pour enfoncer délicatement l’aiguille sous la peau. Il injecte une fiole, recommence la manœuvre avec une seconde. « Comment ça se fait que t’as la Communauté au cul toi maintenant ? T’as participé à aller cramer leur campement ou quoi ? » Après avoir vidé un joli petit stock, il ôte les instruments nécessaires à la perfusion et se replie derrière son pupitre comme si le détective recevait n’importe quel client.

Pour la première fois depuis qu’il a débuté sa prétendue affaire, l’homme se retrouve à dispenser de vrais conseils. « Tu crois pas qu’une radio ou deux ça pourrait pas te faire de mal ? Si ça se trouve, t’as des trucs qui sont perforés à l’intérieur. Auto guérison ou non, ça peut parfois se bloquer si c’est trop sévère, non ? Puis t’as peur de quoi ? Qu’ils te fichent ? Ou que les salauds te retrouvent ? » Il jette les récipients vides et tout le reste au fond d’un tiroir. Avec lassitude, le trafiquant vide d’une traite le reste de vodka. Goût cendre qui roule dans l’œsophage et se bloque au fond de l’estomac. Après avoir reposé la bouteille, il fixe son regard sur William et s’arrange pour retrouver sa personnalité. « Y a la douche qui t’attend si ça te dit. J’ai trop peur que tu me fasses le coup du savon si je t’aide à y entrer alors compte pas sur moi. Ça nous permettra de voir si y a un autre truc à rectifier puis sans vouloir me la ramener, c’est pas avec cette gueule de vieux boxeur ensanglanté que tu vas la récup ta meuf. » Il attrape une clope, l’allume sans plus attendre en avisant la tâche sanguinolente au sol. Ça laissera sans doute une marque dans le bois. Une de plus, une de moins, de toute manière, c'est pas l'infecté qui le remarquera.

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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Jeu 12 Juil - 23:14


« the fall of icarus »



William & Oswald
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Il laissa l'hémoglobine envahir son organisme hybride avec soulagement. Faisant finalement fi de ses membres disloqués, Oswald lui inocula fioles après fioles sa dose de sang humain, histoire de combler sa perte sévère. Les muscles de William se relâchèrent progressivement au fur et à mesure que le fluide carmin parcouru ses veines refroidies. Comme à chaque fois, la transfusion lui donnait la sensation d'être sous l'effet d'un contrepoison. La douleur irradiant son corps s'apaisait soudainement, le laissant dans une sorte d'état second, entre l'effleurie et la léthargie. Les mots de son sauveur devinrent alors un bourdonnement lointain, un discours brumeux auquel l'anglais peinait à se raccrocher. En temps normal, comprendre Oswald requérait de nombreux efforts, mais sous sédatif la tâche n'en était que plus ardue. William ne capta que des bribes d'informations qu'il mit à un certain temps à remettre en place. « Tobias ? » questionna-t-il, les sourcils froncés. William n'était pas certain d'avoir compris l'allusion de son ami. Son humour, son langage, son accent l'empêchait souvent de saisir les nuances de ses paroles. La question qu'il lui posa ensuite fût cependant beaucoup plus claire et directe. Son hôte voulait connaître les raisons de son état pitoyable. Le métamorphe allait devoir s'expliquer à nouveau. Le manque d'envie, d'énergie, la gêne le prenait. Pourtant, il allait devoir s'y résoudre. L'on ne quémande pas de l'aide impunément sans devoir rendre des comptes. Refaire le récit de son évasion l'incombait grandement, puisque la raison de celui-ci restait inlassablement la même : Esperanza. Elle avait une influence sur lui qu'il ne pouvait combattre. « Non, je l'ai quitté dans l'espoir retrouver Esperanza en m'installant en ville » lui confia-t-il, le visage grimaçant. A l'époque, le métamorphe était encore persuadé de la trahison de sa femme et s'était mit en recherche de cette dernière dans le but de lui nuire. Depuis, des révélations fracassantes étaient venues édulcorer son aigreur. « Les sectes n'aiment pas beaucoup les déserteurs » se moqua l'homme croyant. William s'accorda un sourire, brisé en quelques secondes pour les nouvelles remarques d'Oswald. Toute la ville était à sa recherche, que ce soit les membres de la Communauté, comme les agents de milice qui voulaient l'interroger. Se présenter aux urgences d'un hôpital n'était pas une très bonne idée pour l'instant. Par ailleurs, William n'avait aucune confiance en la médecine moderne. Se faire ausculter et scanner par des machines infernales, ce n'était pas sa tasse de thé. Entre rat en cage et rat de laboratoire, il avait fait son choix. Ni l'un, ni l'autre. « Les deux ? » lui répondit-il en levant un sourcil. Bien sûr que William avait peur. Il n'avait pas traversé les siècles et le pays tout entier pour se faire attraper et plumer aussi facilement. Durant des années, il avait su se faire oublier sur l'île de la Guadeloupe alors que l'Empire Britannique entier le recherchait. S'il n'avait pas été trahi, il aurait pu finir ses vieux jours à Saint-François aux côtés d'Esperanza, en ayant le bonheur de voir ses enfants grandir. Aujourd'hui, il devait à nouveau recommencer à zéro, à nouveau se cacher pour survivre. Il avait de bonnes aptitudes dans ce domaine.

Inquiété par son état physique, Oswald l'avisa d'aller se rincer la face et le corps sous la douche. William s'y traîna sans y avoir le cœur, mais se laissa aller à soupirer d'extase lorsque l'eau glacée vînt perler sur sa peau meurtrie. Une rivière pourpre roula le long de son échine, du haut de son crâne jusqu'à la plante de ses pieds. Sans un mot, sans bouger, le métamorphe regarda le sang desséché s'écouler dans le conduit des canalisations. Sous la pluie artificielle, les douleurs de son corps resurgirent. Son épaule, son nez, son crâne. Sans même s'en rendre compte, William glissa dans son corps de rapace durant quelques minutes. Les serres enroulés autour du porte-savon, il reposa sous la forme d'un faucon jusqu'à temps que l'arrivée d'eau ne fasse des siennes. Le tuyau crépita, puis cracha ses dernières gouttes sur l'enveloppe à nouveau humaine de l'anglais. Il sortit de la douche la tête vide et la couenne lustrée. Dans le miroir de la pièce d'eau, il croisa son reflet défiguré. D'un geste continu, il balaya son arcade sourcilière ouverte, son nez gonflé et son cou tuméfié. Il s'était connu plus séduisant, mais savait de seuls quelques jours lui suffiraient pour retrouver son faciès normal. Ce qui l'ennuyait, c'était que son épaule le fasse toujours autant souffrir malgré les injections et malgré la transformation. Peut-être que son ami n'était pas de mauvais conseils après tout et que montrer son affaire à un médecin ne serait pas superflu. Après s'être séché à l'aide d'une serviette offerte par Oswald, William s'en revêtit la taille et retourna dans la pièce principale où se trouvait son sauveur d'un soir. « Aurais-tu des vêtements à me fournir ? Si ce n'est pas trop abuser de ton hospitalité » lui demanda-t-il, en restant près de la salle de bain pour s'habiller. Il attendit que le blond veuille bien lui concéder plusieurs affaires, non sans faire plusieurs commentaires quant à la taille de ceux-ci et d'autres choses... William soupira, puis s'habilla avec difficulté, gêné par son épaule encore douloureuse. « Puisque tu ne cesses d'en parler... Je n'ai pas souvenir que tu m'aies conté ta rencontre avec Esperanza. Qu'est-ce qui vous lie, au juste ? » questionna soudainement l'anglais, avare de curiosité. Il savait que Oswald l'avait baladé au sujet de son ex-femme, mais il ne lui avait pourtant pas explicitement avouer comment il avait fait sa connaissance. A l'entendre, il semblait bien la connaître.



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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Ven 13 Juil - 23:20

Le regard de l’anglais se fait nébuleux, il parait lointain, perdu sur quelques rivages chimériques. Le danois s’interroge sur la suite des actions à mener et se sent tout à coup bien seul pour les anticiper. Le blessé ne parait être aux prises qu’avec sa propre fatigue et le poids de ses plaies, laissant l’hôte quelque peu décontenancé. Un état que le roublard n’expérimente que très rarement et pour cause, il s’en moque normalement des autres et dès lors, ça lui ait bien plus simple de prendre des décisions hâtives. Mais dans ce précis, il n’a pas envie de foirer et que ça coûte la vie du bookmaker. Alors qu’il envisage très sérieusement de le trainer jusqu’au matelas s’il ne réagit pas, le prénom s’échappe des lèvres du léthargique et ôte toutes couleurs des joues adverses. Oswald butte même contre son bureau devant la stupeur. Il a balancé la première stupidité qui lui ait passé par la tête, n’a jamais envisagé réellement que ça soit vrai. Il croit que le métamorphe vient juste de lui confirmer l’identité de son opposant. La paume se pose et s’appuie contre le pupitre. Les yeux écarquillés, presque révulsés, l’infecté redécouvre les meurtrissures de son allié, l’hémoglobine dont il est toujours maculé et commence doucement à en être perturbé. Tout ce qu’il revoit quand il pense à son bébé frère, c’est sa petite tête d’ange à quatre ans. Quand il lui fourrait des dessins en tout genre dans les mains et qu’il réclamait ses bras. Comment ce petit être dénué de méchanceté a pu à ce point changer ? Ça grésille à l’intérieur. Il ne lui a montré lui-même que la violence en tuant le père, en l’embarquant avant ça dans ses combines. Et puis, pour survivre, avait-il d’autres choix que de s’endurcir ? Sans doute pas. Mais ça l’ébranle de penser que Tobias soit devenu aussi offensif que son ainé. Aussi terrifiant que leur paternel. Un frisson d’effroi remonte l’échine de l’arnaqueur. Les informations tombent rapidement et la fresque s’organise alors dans la caboche sans pour autant le délivrer de ce trouble.

Comme dans toute organisation fermée, on en ressort qu’avec les pieds devant. Devenu bourreau pour le compte de son clan donc, le benjamin ? L’aigreur de son ami ne parvient pas à lui arracher le moindre rictus amusé et pourtant, à l’évocation de la secte, il en aurait eu des choses à baragouiner. « Ha ouais, ça explique la fuite et le fait de préférer ma sale gueule à une belle infirmière. Règlement de compte donc. Tu restes avec nous ou tu crèves, je vois le délire. » Il tente de noyer son malaise comme il peut, se concentre sur l’essentiel, non sans s’inquiéter de l’état dans lequel William a laissé son adversaire. Une chose à la fois qu’il se dit en observant l’amoché gagner la salle de bain. Il s’assied sur son matelas le temps que l’eau coule, lui-même perdu dans un flot incessant de pensées. La main attrape une énième clope, il ne sait même plus où se trouve la dernière dans le cendrier sur l'appui de fenêtre ou jetée depuis un moment. La trogne de travers, il avise le retour de son invité et se force à sortir de sa léthargie pour accéder à sa requête non sans la ponctuer de quelques commentaires. « Je sais pas, j’hésite, je devrais peut-être te facturer tout ça. Non mais j’ai assez vu tes bijoux de famille pour un siècle au moins, camoufle moi ça. Je vais devoir me laver les yeux avec du savon ou plutôt avec les courbes d’une jolie nana. T’aurais pas ça sous la main ? Ça m’arrangerait. » Il lui jette de quoi se vêtir, ramassant le tout sur une des piles de fringue trainante dans un coin de la chambre non aménagée. Il prend même un malin plaisir à lui refourguer un vieux t-shirt qui prône Satan et ses rites païens. Et puis, se remet au même endroit, à moitié terre, à moitié sur la literie posée juste là.

Toujours perturbé par l’aveu du molesté, le scandinave perd par moment son engouement et sa nonchalance bien malgré lui. « Rien de folichon, elle cherchait un type – pas toi, à ma connaissance. Et elle m’a engagé. Du coup, on a pas mal parlé et elle m’a raconté ses frasques de pirate. C’était plutôt cool. Rien de plus. Je trouve ça sympa de taper la discussion avec mais on a pas gardé les cochons ensemble, te tracasse pas.» Un haussement d’épaules, les quenottes qui mordillent le filtre. Il a besoin de savoir lui aussi. « Il est dans quel état ? Tu lui as rendu les coups ? A Tobias ? Il va bien? » Qu’il réussit enfin à articuler non sans montrer quelques signes d’instabilité et d’anxiété. « C’est pas un mauvais gamin, tu sais. Il a juste pas eu une vie facile lui aussi. » Qu’il le défend encore pour parvenir à calmer les rancœurs, sans réaliser que son interlocuteur n’a pas saisi la généalogie. « Tu comptes faire quoi du coup ? Ils vont te traquer jusqu’à ta mort, comment ça se passe ? T’as besoin qu’on engage des gars pour t’aider ? » Une proposition qu’il ponctue d’un haussement d’épaules, il a bien ça dans son répertoire quelque part. Derrière cette suggestion se cache bien deux besoins. Le premier, le plus évident que le piaf ne retombe pas dans un traquenard. Et le second, c’est de sélectionner ces mêmes gars et de faire en sorte que son frangin soit également protégé durant les échanges musclés. La clope meurt au fond d’une vieille tasse qui a contenu brièvement du bourbon quelques semaines auparavant et le corps se relève enfin. C’est un énième choix qu’il lui offre afin de parachever  l’aide apportée. « Tu veux pioncer ici ? Ou je te ramène à ta piaule ? T’as pas l’air encore super frais. » Les mains au fond des poches et la carcasse qui se dépose contre le chambrant de la porte qui mène à la salle principale, Madsen attend patiemment en ne cessant pas de s'interroger sur le déroulement des faits.

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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Mar 17 Juil - 22:42


« the fall of icarus »



William & Oswald
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La douche avait apaisé ses blessures superficielles, mais n'avait pas éclipsé celles sous-jacentes. Le métamorphe mettrait du temps à récupérer, heureusement beaucoup moins qu'un humain lambda. William avait perdu l'habitude de sentir la mort le frôler. Celle-ci avait pris fini il y a trois cent ans de cela, alors que son corps était dévoré par le scorbut. Une infection qu'il avait rapporté d'un voyage en mer, sur laquelle il avait passé trop de temps sans mettre le pied sur terre. A l'époque, il s'était exilé loin de sa famille, de ses enfants et principalement de sa femme Esperanza, dont il avait découvert la nature maléfique. Si William avait choisi de renier son fonction dans la Marine Royale Britannique pour épouser une pirate, il n'avait en aucun cas signé pour épouser une sorcière. L'homme de foi avait alors pris peur et s'était arrangé pour partir en mer dès qu'il avait pu et ainsi fuir les forces occultes ayant pris possession de sa femme. L'océan avait toujours été salvateur pour William. En voguant au large, il s'éloignait des problèmes du continent pour mieux en trouver les solutions. Face à l'immensité de l'eau, il n'avait d'autre choix que de laisser son esprit divaguer, s'échapper, songer aux réponses que la bruit de la foule ne pouvait lui permettre d'acquérir. Après des semaines de voyage, l'anglais avait finalement regagné l'île de la Guadeloupe pour retrouver sa famille lui ayant terriblement manqué. Malheureusement, le scorbut avait déjà affaibli son corps au point de mourir d'agonie, moins d'une semaine après son retour. Ce fût Esperanza qui lui sauva la vie, en l’envoûtant et faisant de lui un changeur de peau. Sa transformation répara son corps d'homme usé, pour faire de lui un être supérieur, aux membres robustes et aux sens décuplés. Depuis, il avait rarement eu à se préoccuper de son état de santé physique. S'il avait testé sa bestialité dans les cages du Bones, son temps de convalescence était réduit de moitié grâce à sa nature anthropomorphique. Les courbatures qu'il ressentait ce soir ne seraient qu'un mauvais souvenir la nuit prochaine. Son adversaire mort-vivant ne pourrait certainement pas en dire autant. « Ce n'était pas Tobias » corrigea William en venant tapoter amicalement l'épaule de son hôte. Il n'avait jamais vraiment eu d'atomes crochus avec ce dernier. L'anglais s'était fait peu de relations au sein de la Communauté. Aritza avait beaucoup participé à son intégration et plaidé sa cause auprès de Gabriel. Il y avait également apprécié la compagnie de Lucia et d'Armstrong (paix à son âme), mais en dehors de cela son caractère solitaire et sa méfiance naturelle l'avaient rendu passablement antipathique aux yeux du groupe. Parmi eux, Leslie avait toujours été son plus grand rival.

« Si l'on pouvait me croire mort, l'affaire n'en serait que plus simple... » confia William faussement plaisantin. Passer pour mort lui avait déjà sauvé la mise par le passé. Ainsi, il s'était fait oublier de la Marine Royale pendant cinq années avant d'être finalement retrouvé et capturé par celle-ci, non loin des îles Grenades. Encore aujourd'hui, il ne savait véritablement comment l'Amiral Anderson avait fait pour retrouver sa trace en Guadeloupe. Il avait tout fait pour se cacher avec Esperanza. Pendant cinq ans, il avait pris l'identité de Jacob Bispham pour se faire embaucher sur les navires. Le même patronyme fictif qu'il avait utilisé pour louer son appartement près de Congo Square. « Je n'ai plus de chez moi depuis que ce forban de Hide l'a divulgué à la plèbe. C'est ainsi qu'ils m'ont retrouvé » pesta-t-il dans sa barbe en enfilant les vêtements qu'Oswald avait bien voulu lui céder. Son regard s'arrêta un instant sur le pentacle renversé ornant le tissus délavé. Un frisson traversa l'échine de William et ce dernier s'empressa d'effectuer un signe de croix pour conjurer le pouvoir de ce symbole malicieux. « Je vis chez Esperanza depuis une semaine... » avoua-t-il timidement, en suivant son ami dans la pièce principale. Il garda son regard obstinément fixé au sol sachant la cocasserie de sa révélation. Lui-même aurait préféré trouvé refuge autre-part. Il ne l'avait fait que par nécessité. A part Oswald, personne n'était au courant de sa relation avec la jeune femme. Personne ne savait le lien les unissant ou plus précisément, les ayant unis autrefois. Il savait que les membres de la Communauté, comme de la Milice n'iraient pas le chercher chez elle. Ce pour quoi il avait été demandé son aide, plutôt que celle d'Oswald en premier lieu. « Sais-tu où elle habite ? » lui demanda-t-il en revenant s’asseoir sur la chaise en face du bureau.



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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Jeu 19 Juil - 17:01

La mort dans l’âme, l’éploré compte les chances que Tobias a de ne pas être trop grièvement blessé. Surtout si éloigné de son campement, avec peut-être personne dans les environs pour le repérer, le réparer. Ce seul songe accélère sa respiration. Peut-être qu’il n’aurait pas dû concentrer tous ses efforts sur William alors que son frère est en pièces quelque part. A nouveau. Il éprouve de plus en plus de difficulté à raisonner correctement tandis qu’une douce panique s’installe. Il avise l’étendue de cette révélation qui n’en est même pas une. La pelure devient glacée, cogne contre une paroi pendant que la vérité se rétablit. Le contact sur l’épaule s’accompagne de paroles réconfortantes. Sifflement de soulagement qui outrepasse les lippes de l’arnaqueur, main qui vient balayer la sueur du front. Les poumons fonctionnent correctement, un sourire vient même chatouiller les lèvres. Son cadet se porte bien. Normalement. En tout cas, l’infecté n’a pas à retrouver l’ancien logis de son ami pour s’en assurer. « Tu savais pas commencer par ça ? » Qu’il grogne pour la forme sans se départir d’une soudaine bonne humeur retrouvée. Plus de questions à ce propos vu que l’anglais ne parait pas disposé à lui fournir quelques explications supplémentaires. « Ils te pensent mort là ou c’est une suggestion pour la suite ? Parce que ça peut se négocier. Suffit d’une bonne mise en scène. Je peux te trouver des tripes et d’autres organes pour que ça fasse plus vrai que nature. » Paluche qui glisse contre le menton du rêveur. Ancien amateur de films d’horreur, l’escroc se complait dans l’idée d’une mise en situation grandiose. Réalisateur amateur qui se voit déjà créer un décor macabre pour le plaisir de l’effroi. Rictus qui s’élargit massivement à ce songe. Rien qu’un gosse dans un corps d’adulte. Ils ont raison ceux qui l’ont déjà souligné par le passé.

Délire passager que le scandinave met de côté pendant que l’interlocuteur dépeint sa réalité. Haussement d’épaules face aux aveux. Le quadragénaire n’a suivi que de très loin tout ce chahut, il ne se sent pas concerné par ce raffut et n’en a d’ailleurs pas fait les frais lui-même. Le dépit fait place à l’embarras et amplifie nettement l’amusement du mafieux. Il ne peut contenir son hilarité très longtemps de ce fait. « T’habites avec elle. Et il se passe que dalle entre vous ? Putain tu me les feras toutes à propos de ta meuf. » Peut-être qu’il prend un peu trop plaisir à agacer son acolyte, sans doute parce qu’il voit que ça fonctionne. Insolent et affreusement moqueur, le trafiquant ne s’arrête pas là, il le poursuit jusqu’au bureau sans lui-même s’asseoir, trop pressé de venir foutre les pieds dans ce qui ne le regarde pas. « C’est pas les occaz' qui te manquent de lui rappeler que t’es un bonhomme alors. T’as besoin d’aide pour trouver des idées de rapprochement peut-être ? » Ricanements qui complètent son impertinence, il allonge le bras pour attraper son blouson, le passe pour précipiter davantage la suite. A la dernière interrogation, il ne trouve pas la foi de lui dévoiler les faits. Bien sûr qu’il sait où elle crèche, la pirate. Et pour cause, le salaud l’a cambriolé un soir. Depuis, ils se sont rabibochés et dès lors, il ne voit pas l’intérêt de le signaler à son mari, amant ou peu importe le titre que William devrait désormais porter à ses yeux. De plus, lui fournir la vérité soulèverait peut-être un peu plus de suspicion, de jalousie et quand on voit le résultat de cette possessivité, il préfère préserver son crâne de quelques coups. Ne pas contrarier un homme épris. Il faut croire. « T’auras qu’à m’indiquer le chemin. » Qu’il se contente d’articuler feignant ainsi l’ignorance.

La paume accroche la poignée et la voix l’interpelle. « Allez lève tes fesses, on va pas prendre le thé.» Inutile de se regarder en chien de faïence. Plus tôt, il aura rapporté le blessé chez lui, plus vite, il pourra retrouver Morphée. « Vu l’heure, je doute que ta dulcinée soit spécialement emballée à ramener ses miches à la porte en nuisette. On ferait mieux de pas trainer. » Sourire graveleux et puis, il décide qu'il va arrêter les provocations là. Pour le moment. L’homme emboite le pas du métamorphe dès que ce dernier décide à se mettre en marche, il l’accompagne non sans être prêt à le soutenir en cas de besoin durant la marche. Oswald hésite bien à emprunter le véhicule de la voisine mais cette dernière ne semble plus particulièrement emballée à lui confier son bien. Et pour cause, il a laissé une odeur étrange hanter l’habitacle et l'esprit de la propriétaire méfiante. Heureusement pour elle, elle est loin d’avoir compris ce qu’il s’était passé. La progression risque d’être pénible pour le changeur et le fumeur en a suffisamment conscience pour s’adapter à son rythme sans râler. Il veille à ce qu’il ne lui fasse pas un nouveau malaise, se pare de nonchalance néanmoins malgré l’œil avisé qui observe le moindre signe de faiblesse. La bâtisse apparait ultimement et sur le seuil de la porte, il se tourne vers le colocataire. « T’as pas ta clé, je suppose ? Elle est du genre ours mal léché quand on la réveille, ta gonzesse ? Que je sache si je dois me préparer à me tirer en courant comme un dératé ? » Il pressent la réponse et se tient déjà bien prêt à se tirer à toute vitesse.

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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Ven 20 Juil - 20:09


« the fall of icarus »



William & Oswald
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Ses mots semblaient avoir libéré le diaphragme de son interlocuteur. Il y avait erreur sur la personne l'ayant passé à tabac, ce n'était pas le dénommé Tobias. William avait quelque peu exagérer la réalité, il n'avait pas été pris en chasse par la Communauté entière, mais par l'un de ses chasseurs. Le plus pitoyable de tous, Leslie MacLean, qui l'avait laisser filer comme une souris entre ses doigts grossiers. Imaginer le rouquin revenir au camp les oreilles baissées, dans un état aussi lamentable que lui, lui inspirait une grande satisfaction, mais aussi une pointe de raillerie. S'il espérait lui avoir donné une leçon, William savait que sa fuite n'avait fait que renforcer la rage du chasseur. Lorsque la honte serait passée, Leslie reviendrait à la charge pour le traquer dans toute la ville, même si celle-ci n'était pas son habitat naturel. Il ferait fi de son nomadisme pour sillonner les rues de la Nouvelle-Orléans et se terrer dans un coin en attendant que sa proie réapparaisse. C'est ainsi qu'il l'avait surpris ce soir en guettant sa porte. A l'avenir, le métamorphe devrait être plus prudent et l'idée de se faire passer pour mort n'était peut-être pas si absurde qu'à l'énoncé. « Merci bien. J'y songerai » le remercia William avec un profond intérêt. Sachant que Hide l'avait piégé en divulguant l'adresse de son domicile, se retrouver dans les pages de fait-divers ou à la rubrique nécromancie dans les prochains mois n'aurait rien de surprenant.

Quoiqu'il en soit, le métamorphe savait d'ores et déjà qu'il devrait aviser de son sort par lui-même, avant que quelqu'un d'autre ne le fasse à sa place. Pour le moment, l'heure n'était pas à la réflexion d'une mise-en-scène macabre, mais au repos du guerrier bien mérité. William ne pourrait se sortir du pétrin dans lequel un pirate des temps modernes l'avait fourré, qu'en restant en vie, caché en lieux sûrs. De ce fait, trainer en ville dans l'un des quartiers les plus malfamés n'était pas la solution idéale. Il devait regagner la maison d'Esperanza, située dans les hauteurs et en retrait du centre. L'anglais doutait que son présent état physique n'améliore ses relations avec la jeune femme. Sur ce sujet, William s'était pratiquement fait une raison. Il n'avait plus rien à attendre de son ex-épouse, sinon du dénigrement et des leçons de morales. « Je vis chez elle, je mange à sa table, je dors dans une chambre voisine de la sienne... Quels autres rapprochements veux-tu que j'opère ? » maugréa-t-il avec cynisme. L’incoercible obsession de son hôte à vouloir s’immiscer dans ses affaires de couple - qui de toute façon n'était plus - commençait à le fatiguer sérieusement. Oswald ignorait la chance qu'il possédait que William soit incapable de bouger le bras, le sauvant ainsi d'une frappe bien méritée sur le coin de l’œil. « Elle me tolère. Cela est déjà bien gracieux de sa part de m'accepter dans sa maison, sachant qu'il y a quelques mois encore, je voulais la tuer de mes propres mains » lui rappela l'anglais en soupirant. Une migraine commençait à lui frapper le crâne. Il sentait son cœur battre à travers le réseau de veines irriguant dans son nez. Il le sentit chaud sous ses doigts et légèrement gonflé. Le plasma humain faisait son œuvre sous son épiderme, non sans le lancer de douleurs piquantes.

Oswald resta étonnement silencieux durant le trajet jusqu'à la maison d'Esperanza. L'heure tardive le dissuada certainement d'être expansif. Toujours plongé dans un état second, William le guida à travers les rues de la ville crasseuse et austère grâce à ses sens accrus et à la position des étoiles dans le ciel. L'ancien marin possédait toujours un sens de l'orientation exemplaire La moiteur de la nuit ne facilita pas leur marche. Les jambes de William le portaient vaillamment, mais les muscles de son buste l'oppressaient. S'appuyer sur le danois l’incommodait plus qu'autre chose. Il essaya de ne pas le montrer à son comparse, pour ne pas lui donner raison. Pourtant, il éprouvait bien une gêne pour respirer. Ses côtes, sa trachée et ses cavités nasales avaient été salement endommagées. Se mouvoir lui était difficile, puisque l'activité physique affolait ses voies respiratoires. En arrivant devant la bâtisse luxueuse, William fût à la fois soulagé que la marche se termine, mais également anxieux quant à l'accueil qu'il pourrait recevoir. « Elle est du genre...sauvage » admit-il en plissant le coin des lèvres. De manière générale, Esperanza n'aimait pas les surprises. Elle aimait tout contrôler. C'était dans son caractère de femme dominatrice. « Garde le silence et tout devrait bien se passer » lui instigua-t-il d'un regard appuyé. Un conseil. Un ordre. Une obligation. Car si l'anglais avait pour l'instant été passif face aux remarques insistantes d'Oswald, son ex-femme pourrait rapidement le renvoyer à grands coups de pied aux fesses. Avec appréhension, le métamorphe écrasa la sonnette électronique de la grande porte massive donnant sur la rue. Lorsque celle-ci s'ouvrit enfin sur le visage renfrogné de la propriétaire, il retint son souffle. La jeune femme les avisa tout les deux, le sourire stupide d'Oswald et la visage tuméfié de William, digne d'un duo comique de vieux films américains.



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MessageSujet: Re: the fall of icarus • (oswald)   Lun 23 Juil - 8:40


Oswald, William & Esperanza

The fall of icarus


Esperanza ne s’était vraisemblablement pas attendu à ça. Son assurance inébranlable s’effondra tel un château de cartes malmené par le vent. De longues minutes elle resta plantée là, sur le seuil de cette chambre désespérément vide. Elle avait monté les escaliers avec précaution, prenant soin de ne pas faire gémir les marches sensibles pour ne pas réveiller son invité. Elle s’en trouva idiote quand, une fois arrivée à l’étage, elle s’aperçut que la porte de la chambre d’ami était ouverte. Sa curiosité piquée à vif, Esperanza décida de s’en approcher pour alors constater le pire : William n’avait pas dormi ici. Le visage de la métisse se froissa d’indignement pendant que ses yeux clairs s’égaraient sur sa montre. La nuit était bien trop entamée pour que son instinct ne soit qu’illusion. Son anglais d’ex-mari avait découché et malgré que cela ne soit dur à admettre, cela rendait Esperanza folle de rage. Elle s’avança un peu plus dans la chambre, examina le lit impeccablement fait. Les rayons lunaires baignaient la pièce d’une drôle d’ambiance. L’ancienne pirate maugréa, c’était comme si William n’avait jamais mis les pieds ici tant le tout était parfaitement rangé. Foutues manies militaires songea la voleuse d’énergie en quittant les lieux. Maintenant c’était sûr qu’elle ne fermerait pas l’œil de si tôt. Si elle rentrait si tard, elle, c’était qu’elle avait un club à tenir, des affaires à gérer et bien que William ait lui-même ses activités, jamais Esperanza ne rentrait avant lui. Elle le faisait d’ailleurs exprès, histoire de ne pas le croiser, histoire de ne pas être tentée…

Cette fois Esperanza redescendit les escaliers sans aucun ménagement. Elle s’en voulut d’être aussi perturbée par l’absence d’un homme qu’elle s’était juré de ne plus aimer. Si William pouvait la voir, pour sûr qu’il se moquerait d’elle à coup de sarcasme. Elle qui avait si longtemps fait la fière, elle qui l’avait même poussé à aller voir d’autres femmes, se retrouvait aujourd’hui vexée de constater que l’anglais avait suivi ses conseils. La naïveté dont elle avait fait preuve l’horripilait, voilà ce qui arrivait lorsqu’on était trop sûr de soit, on se faisait avoir à son propre jeu. Imaginer William dans les bras d’une autre la fit frémir pourtant ce n’était pas comme si elle-même ne s’était pas offerte à d’autres durant leurs trois siècles de séparation, ce n’était pas comme si elle avait été des plus aimables avec son invité imposé. Une fois dans le salon, Esperanza tenta de se calmer en prenant une grande bouffée d’air frais. Elle avait joué avec le feu avec son attitude digne d’un iceberg, à force de vouloir concurrencer la Reine de Neige, voilà qu’Esperanza en perdait sa couronne. William l’avait bien eu en prenant cet air indigné lorsqu’elle lui avait conseillé de se laisser aller à une autre. Soudain la métisse cessa de faire les cents pas à travers son salon et remonta dans la chambre d’ami. Elle ne savait pas bien si ce qu’elle ressentait était de la colère, de la frustration, de la jalousie ou bien de la tristesse. Peut-être parce que tout se mélangeait sous son crâne. Ce fut ainsi, qu’au beau milieu de la nuit, Esperanza O’Connell, le visage encore parfaitement maquillé malgré l’heure tardive, s’affaira à rassembler les maigres affaires appartenant à William pour les fourrer dans un sac qu’elle laisserait devant sa porte. Elle réagissait à chaud, sûrement qu’au levé du jour, quand elle aurait retrouvé son calme elle trouverait sa réaction disproportionnée. Elle ne voulait pas s’avouer, ne se rendait pas compte que si elle agissait ainsi, c’était tout simplement car elle refusait d’admettre la vérité. William ne la laissait pas indifférente c’était certain, ils avaient traversé bien trop de choses pour que cela soit même possible. Esperanza n’était pas un monstre et bien qu’il ne reste que peu de choses en elle qui le prouvait encore, la métisse gardait une part d’humanité. Celle là même qui la poussait à réagir aussi virulemment.

Son manège fut néanmoins stoppé net par la sonnette de la maison. La jeune femme plissa les yeux, méfiante. Qui pouvait venir sonner à sa porte en plein milieu de la nuit. Peu rassurée avec les temps qui courraient, la voleuse d’énergie se glissa jusque dans la pièce d’en face, celle dont la fenêtre donnait sur sa porte d’entrée. Discrètement elle écarta le rideau pour aviser les deux silhouettes qui se tenaient devant sa porte. Vu d’en haut à travers la pénombre, il s’avéra qu’elles n’avaient pas très fière allure, ces silhouettes, on aurait presque dit des marginaux en quête d’un abri.  La métisse ne fut pas plus rassurée mais après tout si quelque chose se passait mal, elle n’aurait qu’à laisser parler sa colère et vider les intrus de leur énergie vitale. Séduite par cette idée, Esperanza descendit jusque dans son hall d’entrée pour finalement atterrir jusque devant sa porte. Sa surprise fut totale lorsque l’identité des deux silhouettes se révéla au clair de lune. Esperanza croisa ses bras contre sa poitrine, l’air septique. Oswald Madsen, ou celui qu’elle avait longtemps appelé Edgar et à côté de lui William, la gueule de travers et un tee-shirt satanique sur les épaules, se trouvaient là, l’air penaud, comme deux enfants rentrant chez eux bien après le couvre-feu. « Ils ont une drôle de tronche les témoins de Jéhovah de nos jours. » lâcha-t-elle après plusieurs secondes. La référence lui venait de New-York, là où elle avait souvent vu ces drôles de personnages prêchant une parole qui ne l’avait jamais convaincue. Esperanza aurait pu en servir d’autres, des remarques cinglantes mais l’état de William sembla calmer ses ardeurs, elle soupira en laissant tomber ses bras le long du corps. « Décidément tu aimes bien ce qui m’appartient » dit-elle à l’attention d’Oswald en lui lançant un regard curieux. Elle doutait du fait qu’il soit la source des blessures qui tuméfiait le visage de son ancien métamorphe. « Vous allez me dire ce que vous avez fichu sacrebleu ?! » dit-elle en se décalant pour laisser le passage libre. A vrai dire Esperanza était plus inquiète qu’autre chose. Ca faisait beaucoup à assimiler d’un coup, elle ne comprenait pas ce qui unissait l’escroc à l’anglais ni même comment ils en étaient arrivés là… Devait-elle s’attendre à voir débarquer un troupeau de paysans enragés arriver derrière eux ? Elle soupira une nouvelle fois. Décidément sa vie était un vrai feuilleton depuis que William s’y était invité.


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