AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Guillotine § Myles

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 540
↳ Points : 341
↳ Arrivé depuis le : 06/05/2018
↳ Age : 26
↳ Avatar : Timur Simakov
↳ Age du Personnage : 27 ans
↳ Métier : Vogue dans les méandres de la Némesis. En réalité est un espion pour le gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement. L'ordre, aussi tangent soit-il, est le seul remède à la misère.
↳ Niveau de Compétences : Hellraiser niveau 2
↳ Playlist : Goldfrapp - Ocean Feat. Dave Gahan │ Полина Гагарина - Кукушка │ Ciara - Paint it, black │ Peter Gabriel - We do what we're told │ The Prodigy - Breathe │ Main Theme Myst III Exile │ Florence + The Machine - Stand By Me │ Johnny Cash - Ain't No Grave │ Death Is the Road to Awe - Clint Mansell │ Beethoven's Silence (Concerto) - Ernesto Cortazar
↳ Citation : Our bodies are prisons for our souls. Our skin and blood, the iron bars of confinement. But, fear not. All flesh decays. Death turns all to ash. And thus, death frees every soul.
↳ Multicomptes : Matthias Petersen
↳ Couleur RP : teal



les petits papiers
↳ Copyright: Katsia ♥♥ (ava) + excelsior (sign) / Queen Yourcenar pour la citation
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Guillotine § Myles   Ven 29 Juin - 22:48

Guillotine- You wake up with a hatchet over your head. -

Myles

Konstantin.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Il saignait de partout. Sur l’asphalte, sur les cendres, sur les gens. A vrai dire, et pour être honnête, on lui saignait dessus aussi.

Du noir et du carmin sur du gris et de la fumée plein les poumons, il se hissa avec peine sur ses paumes, secoua son visage sans comprendre, la quinte de toux lui faisant recracher une bile suffocante en forme de nuage de poussière. Il avait des restes de colle sur la peau mais la chaleur de l’impact avait décollé la fausse barbe qui - il y a encore quelques minutes - cachait ses traits. C’était censé être une sortie si banale, si terriblement bénigne, il n’était là que pour répondre par code à son agent de liaison, comme quoi il n’y aurait aucun souci pour le rendez-vous du lendemain. Trois traits sur le second arbre tracé à la craie qu’elle verrait à son retour de service. Rien de plus. Rapide, efficace. Limpide. Les téléphones étaient rares et pour le gouvernement - pour les fonctionnaires y résidant - Konstantin était un fantôme, le nom absent de tout les registres, l’identité soigneusement caché alors qu’une fiche avec son profil estampillé Némésis traînait, elle, dans les tiroirs de la milice.

Le sifflement post-bombes lui vrilla les tympans avant que le bruit ne les lui explose dès qu’il cligna des yeux. Il avait cette colère douloureuse coincée dans l’œsophage, mêlée à une panique sous contrôle. L’envie de hurler lui gratta âprement la langue, celle de finir à mains nues le spectacle apocalyptique se dévoilant sous ses yeux lui tambourina dans un premier temps les sens et le ventre ouvert. Le tremblement répondit au sang-froid et la respiration saccadée à la recherche d’une vision plus claire : que s’était-il passé ? Debout, debout… Le cou l’élançait maintenant et il croisa le regard d’une femme tenant une laisse déchirée d’une main craintive secouée de sanglots aigus. Le sel se mêlait déjà au sang avant que son visage fixe sur Kostia ne se vit déformé par ce qui semblait être une douleur intense. Le cri devint muet, une bouche vorace grande ouverte, la glotte vibrante sous l’indicible. « Podzhite… Atten… » Ce dernier cilla sans comprendre. Devant lui, les pupilles de la dame roulèrent dans leurs orbites, le sang giclant en bouillon de la poitrine ouverte. Il recula dans un geste d’effroi, les débris éraflant un peu plus un corps endommagé, s’apercevant à peine que la femme avait cuit dans son hémoglobine chauffée à blanc.

Une attaque au gaz ?

Konstantin recouvrit sa bouche, la tête passablement fragile sous l’impact. Il s’était évanouit sous le choc, quelques secondes précieuses, le temps de rouvrir les yeux sur le chaos. L’humidité sombre sous ses doigts lui dégoulinait des tempes. Ce n’était pas du gaz. Il inspira à nouveau en petites saccades prudentes. Il était kazakhe, le sol nucléaire, les racines d’un corps pétri de radioactivité en patrie sous ses pas, il savait quand il y avait du gaz. La réalité lui tomba dans une brume, si étrange, qu’il la repoussa avec peine. C’était lui qui avait fait ça, n’est-ce pas ? La conviction lui tordit les boyaux et la bile lui remonta le corps pour venir se déverser en flaque sur le côté. Il tâcha de calmer son souffle, le vertige trop fort, l’adrénaline encore au bord des lèvres. Le brun leva un regard vers le building qui collapsait presque sous son poids éventré. Il avait dû mordre l’intérieur de sa joue parce qu’il pouvait goûter ce qui lui servait de fuel dans les veines et la saveur de ses sucs s’avérait bien plus amère que le métal magnétique d’un sang ordinaire.

Tout à coup, la sirène des catastrophes se mit à zébrer la ville en un nouveau son strident.

Il grogna, la douleur vive maintenant, la chemise en lambeaux. Les bras cherchèrent à s’agripper plus loin, avancer et se tirer hors de la poussière d’apocalypse qui suintait de partout. Il ne pouvait pas finir à l’hôpital, pas sans l’assurance d’un Milo ou d’un Mikkel. Il ne pouvait pas. Les yeux se mirent à luire tandis que ses doigts s’accrochèrent à des jambes recouvertes d’une grisaille couleur fin du monde et il roula sur le dos, la mâchoire éraillée et le torse douloureux. Un rire rauque mourut sur sa langue, les paroles russes indistinctes sous l’éclat crépitant de lumières nébuleuses. On le tirait. Vers où, vers quoi, il n’en avait aucune idée. Son bras le fit gémir sous la traction et son œil parvint à peine à voir la longue traînée noire que son corps laissait. « Non. » Chuchota-t-il. Il devait se lever. Ses cils collaient sous le pourpre vaseux encore frais. Il pouvait voir les pieds et la couronne solaire de celui qui titubait au-dessus de lui.

Puis, pendant un bref instant, il n’y eut plus de son. Plus rien.



_________________
Ecoutez nos défaites

⋆ paint them, black


If we are strong enough in our souls we can rip away the veil and look that naked, terrible beauty right in the face; let God consume us, devour us, unstring our bones. Then spit us out reborn.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5795-konstantin-this-isnt-a-co

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 109
↳ Points : 7
↳ Arrivé depuis le : 15/01/2018
↳ Age : 27
↳ Avatar : Domhnall Gleeson
↳ Age du Personnage : 29 ans (249 en vérité)
↳ Métier : Technicien pour le Colosseum.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Hellraiser de niveau 1, possède cependant un niveau 2 en Nécrose
↳ Playlist : Where do we draw the lines, Poets of the Fall - Walk, Foo Fighters - O Fortuna, Carmina Burana- Space Oddity, David Bowie - Shape of my Heart , Sting
↳ Citation : I don’t know, you don’t know, I don’t know what you know and you don’t know what I know, and we are all just making stuff up all the time pretending to be knowledgeable, it’s what our family does.
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #669900



les petits papiers
↳ Copyright: avatar by me
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Guillotine § Myles   Lun 2 Juil - 14:09

Guillotine- You wake up with a hatchet over your head. -

Myles

Konstantin.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Pourquoi n'avait-il aucun cri, là, dans son gosier? Les choses ne devraient pas se déchirer aussi facilement, pas avec une simple...une simple quoi, bombe? Comme celles que Myles avait croisé dans les livres d'histoire quand il ne pensait encore qu'aux bouches à feu?
Et le corps tremblait, ni peur, ni douleur, le corps tremblait parce qu'il s’effondrait juste, atteignait la fin. Le jeune homme ne pouvait s'empêcher de regarder, d'analyser, c'était ainsi qu'il vivait après tout. Il ne comprenait pas, il observait, et il y avait des morts, et il y avait du sang.
Des choses que Myles ne craignait pas, tout en se demandant de quoi il lui faudrait avoir peur, là, pour survivre?
Ses pensées, une locomotive en déroute, il avait vu des scènes comme cela dans des films, des cow boys, des indiens, un train lancé à toute allure et tant pis pour les rails, tant pis pour le reste.
Ce qu'il y avait de plus étrange, c'est que le jeune homme était debout. Rien n'avait touché ses jambes, c'était pourtant aux plus faibles de mourir en premier? Partout des cris, olu alors cela n'était que le sang qui bourdonnait à ses oreilles, impossible de faire la différence, de comprendre l'ampleur du chaos....
Oh bon dieu tout puissant....
Un spasme le saisit, le jeune homme vomit bien plus de poussière que de bile. Qu'est-ce que ça voulait dire?
Et comme une envie de rire aussi, ou de sentir quelque chose proche d'un rire. Un apaisement et un incendie tout à la fois....pourquoi?
Ce fut alors que ses yeux se posèrent sur une silhouette au sol. Homme,; femme Il ne savait pas, ne regardait pas vraiment. Etait-ce au moins un humain, pas un mirage?
Et le sang ne se différenciait plus de choses bien trop sombres, lui semblait-il.
Avec poigne, il se saisit de la chose à terre, et cela gémit un peu, et cela était un homme. Soit, alors il sauverait cet homme.
Le traîner, sentir tout l'effort dans ses jambes et son bassin, une douleur reconnaissable, compréhensible, qui s'expliquait et se calmerait.
Quelque chose de familier dans le chaos.
Avec des gestes plus ou moins maladroit, Myles palpa les jambes de l'autre. Pas d'os brisé? Il semblerait. Tant mieux, si l'autre pouvait marcher, cela aiderait.
Marcher....mais marcher jusqu'où?

”Je n'habite pas loin.... J'aurai de quoi vous soigner, venez”

Sa bouche avait parlé bien plus vite que sa raison. Myles n'était pas médecin ou infirmier, mais les hôpitaux allaient se retrouver surchargés, l'autre pouvait avoir une chance peut-être en compagnie du rouquin sinon....sinon Myles le regarderait mourir. Contre-coup du choc, cela ne le choquait même pas.
Le choc, bien sûr que cela était le choc, lui qui ne savait rien du parasite qu'il portait en lui.
Tant bien que mal, il amena l'autre jusqu'à son petit appartement, le couchant sur le tapis bon marché du salon.
Il lui prit la main, lui tâtant le pouls de l'autre, dans un geste que Myles espérait réconfortant. Etienne lui avait tenu la main de la même manière alors que lui-même se mourrait, cela lui avait donné l'espoir de survivre et...
Et Myles n'avait pas survécu.
Lorsque le jeune homme lâcha les doigts de l'autre, il s'aperçut alors que la chair était noire, nécrosée La faute de l'attaque, souffla une voix dans sa tête.
Pas de ses mains à lui.
Pas des mains de Myles.
Et le fantôme lourd d'un miroir semblait les observer depuis le drap qui le recouvrait.

”Tu...tu es gravement blessé....”

Que dire de plus? Avec une inspiration déterminée, Myles déchira à l'aide d'une paire de ciseaux, les vêtements sur le torse du jeune homme. Y avait-il d'autres blessures, bien plus graves?
Cet homme allait-il crever sur son tapis?
On faisait quoi pour faire partir l'odeur de cadavre sur une pièce de ce type?

”Comment tu t'appelles? T'as mal quelque part en particulier ou bien tu sens plus rien?”

Pas au ventre, pitié faites qu'il n'ait rien au ventre, priait Myles, ne sachant pas s'il aurait la force de voir sur un autre une blessure jumelle à celle qui l'avait tué lui, dans sa première vie.
Les entrailles comme un nid de serpents pour se déverser au sol et...et...
une main que l'on serre pour se convaincre que l'on allait survivre.
Puis le noir.


_________________
Be near me when I fade away,
To point the term of human strife,
And on the low dark verge of life
The twilight of eternal day.
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 540
↳ Points : 341
↳ Arrivé depuis le : 06/05/2018
↳ Age : 26
↳ Avatar : Timur Simakov
↳ Age du Personnage : 27 ans
↳ Métier : Vogue dans les méandres de la Némesis. En réalité est un espion pour le gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement. L'ordre, aussi tangent soit-il, est le seul remède à la misère.
↳ Niveau de Compétences : Hellraiser niveau 2
↳ Playlist : Goldfrapp - Ocean Feat. Dave Gahan │ Полина Гагарина - Кукушка │ Ciara - Paint it, black │ Peter Gabriel - We do what we're told │ The Prodigy - Breathe │ Main Theme Myst III Exile │ Florence + The Machine - Stand By Me │ Johnny Cash - Ain't No Grave │ Death Is the Road to Awe - Clint Mansell │ Beethoven's Silence (Concerto) - Ernesto Cortazar
↳ Citation : Our bodies are prisons for our souls. Our skin and blood, the iron bars of confinement. But, fear not. All flesh decays. Death turns all to ash. And thus, death frees every soul.
↳ Multicomptes : Matthias Petersen
↳ Couleur RP : teal



les petits papiers
↳ Copyright: Katsia ♥♥ (ava) + excelsior (sign) / Queen Yourcenar pour la citation
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Guillotine § Myles   Mar 10 Juil - 15:54

Guillotine- You wake up with a hatchet over your head. -

Myles

Konstantin.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Des ecchymoses en constellation partout sur le corps mais rien de cassé. Il inspira bruyamment, le souffle rauque sous la douleur lascive. La lumière extérieure lui sembla comme autant de poignards perforant ce qui lui restait de cervelle. C’était la tête qui lui tournait trop fort et le fait qu’il ait avalé trop de poussière. L’emplacement de la bombe ne devait pas avoir été loin - l’entrée probablement. Qui avait bien pu oser s’attaquer en plein jour à l’ordre établit ? Même la Résistance n’avait jusqu’à présent jamais été aussi loin mais il fallait croire que le jeu changeait au vu de la gueule du building perforé qui menaçait de vaciller sous ses yeux injectés de l’ocre du sol environnant.

Kostia leva un regard sombre sur l’étranger, le détaillant sans complaisance à la lumière crépusculaire d’un chaos innommable. Au loin des sirènes se mirent à retentir déchirant à peine le rideau de cendres aux alentours. « Chez toi.. s‘ra bien. » Il fallait choisir la solution la plus rapide et la plus adéquate et il n’allait certainement pas refuser une main tendue aussi sournoise pouvait-elle s’avérer ensuite. Dans l’état où il était, il valait mieux souffler dans un endroit calme pour mieux se relever dès qu’il le pourrait. Il s’accrocha, les grognements meurtris sous les efforts grotesques, les autres pensées mélancoliques grattant derrière la logique implacable. Pourquoi ne pas rester là, hein ? Se laisser recouvrir de pierre et de sang ? Laisser une fois pour toutes les mascarades derrière lui ? Il eut un frémissement des lèvres entre le rire avortée et le refus pitoyable. Il y avait un peu plus important que sa petite personne pour l’instant et de toute manière quelle pierre tombale pour lui ? Personne ne saurait quoi mettre comme nom dessus.

Les pas se firent tangent, la rapidité comme morphine naturelle. Il avait des hallucinations voilà tout, les globes oculaires douloureux sous un corps givré. Du noir des mains jusqu’aux bulles de sang, l’affliction l’élançait en autant d’images irréelles. Les brumes d’un désintérêt pathologique semblèrent le recouvrir tandis que le corps se figea contre les murs environnants. L’homme n’avait pas mentit, l’appartement n’était pas loin et Kostia eut un regard mesuré vers le nuage de fumée qu’ils quittèrent bringuebalants. Il passa une main sur la croûte d’hémoglobine en train de se former sur l’arcade, là où la chute l’avait blessé en premier, avant de s’effondrer sur le sofa inconnu. Il n’était pas chez Milo cette fois-ci et ces doigts vinrent tâter la cicatrice encore fraîche sur le ventre que l’infirmier avait recousu il y a peu. Elle s’était ré-ouverte, c’était ça qui saignait de façon désastreuse, le liquide sirupeux noire partout sur ses vêtements déchirés.

D’ici, il pouvait mieux voir celui qui l’avait recueilli, les gestes lents et saccadés. Douleurs intenses visiblement mais c'était difficile d'évaluer au vu des circonstances. Il était tombé ? Ses yeux se refirent flous, les mirages l’éblouissant de trop pendant un instant. La lumière le fit grincer et il plaça une main sale en visière sur ses paupières. La silhouette mince, bronze et souple s’approcha au-dessus de lui et le kazakhe laissa un gémissement fendre sa carcasse. « Tu...tu es gravement blessé… » Il eut un geste invisible, la main balayant un air trop lourd avant de se laisser tomber. Kostia pensa aux mots réconfortants qui se moururent sur la langue sans même qu’un son ne daigne en franchir le seuil. « Ça va aller. » C’était la tête, le choc avait été trop grand et les étoiles étaient encore dansantes.

Un silence s’épaissit entre eux, un de ceux remplis par l’épuisement et la douleur. « Ça va aller. » Répéta-t-il comme un mantra, plus pour le rouquin que pour lui-même. « Une compresse si tu as. » Le sang coulait déjà moins maintenant qu’il était allongé sur une surface stable. « Tu as vu... ce qu’il s’était passé ? »  Les phrases sont murmurées, la gorge encore pleine d’un attentat rouge. Il aperçut son reflet dans la clarté limpide des yeux de son hôte et ce fut autrement mieux que l’image zébré impur que lui renvoyait désormais les miroirs. Il y aperçu un visage encore entier, des hématomes sombres sur une peau plus pâle qu’à l’ordinaire, des yeux noircis de bleus et des bleus plus noirs que jamais. Sa bouche était un gâchis sanglant et il ajusta sa chair sur le moelleux envahissant. Son sauveur n’avait pas meilleure allure : sous la cendre, le sang coulait sur le menton et éclaboussait ses vêtements, les colorant d'un noir tout aussi profond. « Tu peux baisser la lumière ? ou fermer les volets ? » Tant que la commotion ne partirait pas, il ne pourrait pas se relever.



_________________
Ecoutez nos défaites

⋆ paint them, black


If we are strong enough in our souls we can rip away the veil and look that naked, terrible beauty right in the face; let God consume us, devour us, unstring our bones. Then spit us out reborn.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5795-konstantin-this-isnt-a-co

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 109
↳ Points : 7
↳ Arrivé depuis le : 15/01/2018
↳ Age : 27
↳ Avatar : Domhnall Gleeson
↳ Age du Personnage : 29 ans (249 en vérité)
↳ Métier : Technicien pour le Colosseum.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Hellraiser de niveau 1, possède cependant un niveau 2 en Nécrose
↳ Playlist : Where do we draw the lines, Poets of the Fall - Walk, Foo Fighters - O Fortuna, Carmina Burana- Space Oddity, David Bowie - Shape of my Heart , Sting
↳ Citation : I don’t know, you don’t know, I don’t know what you know and you don’t know what I know, and we are all just making stuff up all the time pretending to be knowledgeable, it’s what our family does.
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #669900



les petits papiers
↳ Copyright: avatar by me
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Guillotine § Myles   Mar 17 Juil - 13:30

Guillotine- You wake up with a hatchet over your head. -

Myles

Konstantin.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

”Non....” Hésitante, la voix de Myles peinait à sortir de sa gorge. Il ferma les volets, comme demandé par...par cette chose, cet homme qu'il avait amené chez lui sans même comprendre pourquoi exactement. Un coup sec, les rideaux furent tirés eux aussi. La lumière n'était pas allumée, ne restait que les ombres...

”Il y a eut un grand bruit....enfin je crois? Je ne sais plus ce qui est vrai entre ce que j'ai vu et entendu, et ce que mon cerveau essaye d'interpréter pour y donner une logique. Du sang au moins, ça j'en suis sûr.”

Et quelle histoire ne commençait pas dans le sang? Il ramena une petite bassine d'eau avec un linge propre. Le corps de Konstantin était une forme sombre à terre, qui se définissait par une respiration étrange mais vivante, une odeur de poussière, une odeur d'autre chose. Du sang bien sûr, et tout ce qu'il y avait avec pour former un corps : de la chair, brûlée ou non, de la peur, de la souffrance aussi.
Myles rinça le linge un peu, commença à essuyer le visage du jeune homme, au moins ça.

”....Tu es jeune!”

C'était idiot bien sûr, idiot à dire, idiot à penser. Parce qu'une apparence, un corps, ça pouvait mentir tout autant que ça savait. Myles aussi le savait, il utilisait de telles armes. Parfois elles étaient efficaces, parfois non.
Et l'odeur de sang, là partout, pas la mort avec tout ce que cela pouvait signifier : la pisse, la merde, la poudre et la tragédie, les boyaux, ce genre de chose, non. Juste le sang.... Pourquoi continuait-il encore à la sentir?
Il y en avait sur le brun bien sûr, pas assez pour que Myles ait l'impression de tenir un verre de vin devant ses narines cependant.
Quelque chose n'allait pas, ses yeux s'habituaient aux ombres, distinguaient un peu plus. Dans la rue, des rumeurs, des grondements aussi. Dans l'immeuble, d'autres personnes commencèrent à fermer leurs volets, il entendait les claquements. Un orage s'approchait, par cette attaque, personne ne souhaitait être pris dedans alors.
Se cacher dans les ténèbres jusqu'à ce que le pire ne passe.

”Ta main, la droite, tu....peux la sentir?”

Noire, elle était noire cette main, du moins elle l'avait été la dernière fois que Myles y porta les yeux. Parce qu'il l'avait touché. Sa faute.
Etrange comme c'était possible de croire et d'accepter que c'était bien sa faute, là, dans les fausses ténèbres de la pièce alors que des bouts de jour essayaient de s'y faufiler quand même.

Il ne parlait pas fort, il chuchotait à peine. Au fond de lui, une voix insistante lui murmurait de poser le doigt contre la joue du jeune homme et d'attendre. Quand els lumières reviendraient, peut-être verrait-il alors simplement une longue masse noire et nécrosée en lieu du blessé qu'il avait ramené.
Perdu, Myles déglutit. Il alla dans la cuisine, prit un verre d'eau et le porta aux lèvres de Konstantin. L'autre n'avait peut-être pas soif mais le rouquin préférait s'occuper les mains avant de commettre soudain quelque chose de grave.
Il...l avait presque envie de retourner là dehors, de regarder la désolation, les cadavres et les blessés. Simplement s'asseoir et regarder et....et toucher peut-être? Toucher, pourquoi toujours toucher? Parce qu'il avait envie.
Un long silence s'installa, lorsque Myles le brisa, ce fut d'une voix en morceau elle aussi.

”....C'était beau”

Une voix en morceau, une voix enrouée, une voix de monstre. Une voix qui n'était pas bien, qu'il n'avait pas pu retenir. L'autre homme se redresserait peut-être sur ses jambes pour s'enfuir loin d'ici, loin de ce fou furieux? Assis à terre contre les pieds d'un de ses fauteuils, Myles se recroquevilla un peu plus, comme en l'attente d'une punition.
C'était beau, oui, ces traces de carnages qu'il avait vu un peu tout autour de lui alors qu'il traînait le blessé en sécurité.
Ca avait été magnifique, comme le murmurait la voix qui n'était pas une voix, qui n'utilisait même pas de mots, là dans sa tête....


_________________
Be near me when I fade away,
To point the term of human strife,
And on the low dark verge of life
The twilight of eternal day.
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 540
↳ Points : 341
↳ Arrivé depuis le : 06/05/2018
↳ Age : 26
↳ Avatar : Timur Simakov
↳ Age du Personnage : 27 ans
↳ Métier : Vogue dans les méandres de la Némesis. En réalité est un espion pour le gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement. L'ordre, aussi tangent soit-il, est le seul remède à la misère.
↳ Niveau de Compétences : Hellraiser niveau 2
↳ Playlist : Goldfrapp - Ocean Feat. Dave Gahan │ Полина Гагарина - Кукушка │ Ciara - Paint it, black │ Peter Gabriel - We do what we're told │ The Prodigy - Breathe │ Main Theme Myst III Exile │ Florence + The Machine - Stand By Me │ Johnny Cash - Ain't No Grave │ Death Is the Road to Awe - Clint Mansell │ Beethoven's Silence (Concerto) - Ernesto Cortazar
↳ Citation : Our bodies are prisons for our souls. Our skin and blood, the iron bars of confinement. But, fear not. All flesh decays. Death turns all to ash. And thus, death frees every soul.
↳ Multicomptes : Matthias Petersen
↳ Couleur RP : teal



les petits papiers
↳ Copyright: Katsia ♥♥ (ava) + excelsior (sign) / Queen Yourcenar pour la citation
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Guillotine § Myles   Jeu 19 Juil - 14:48

Guillotine- You wake up with a hatchet over your head. -

Myles

Konstantin.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
La pénombre lui arracha un gémissement sourd, la blessure lumineuse moins forte à présent lui laissant un peu de leste quand au reste du corps. « Une bombe. » Konstantin cilla, tachant d’ajuster ses souvenirs sur ceux de Myles. Il avait terminé son code sur l’arbre, la silhouette rectiligne passant derrière le tronc. La rue avait été animée mais c’était toujours le cas autour du building gouvernemental. Il y avait eu les miliciens posés et immobiles aux portes, la dame qui promenait son chien, de si rares voitures aux corners, le vendeur de journaux agrées par l’Etat qui agitait ses pages blanches et noires, hurlant le titre du jour d’une voix nasillarde. Il allait partir, la craie dans la poche et les doigts un peu sales… puis.

Le kazakhe souleva sa main vernis d’un sang noirâtre dorénavant. ”....Tu es jeune!” Il cligna des yeux sans comprendre, cherchant les traits du roux dans l’ombre. Il n’avait plus cette impression, celle de la jeunesse. Il la percevait dans l’endurance de son corps, la facilité à se remettre de ses multiples plaies et bosses, mais ça s’arrêtait là.
D’ici, Myles ressemblait à une fresque endommagée et il se laissa bercer par les soins frais et humides, par les gestes tremblants sur lui. C’était étrange ce calme, presque surréels dans sa tranquillité. Le bruit du tissu dans l’eau lui fit fermer les yeux une fraction de seconde avant de les laisser fixe sur le visage inconnu. Les doigts de Myles épongeant les désagréments d’une peau mise à rude épreuve lui souleva le torse dans une inspiration profonde. Est-ce qu’il allait mourir ? La Nature gagnait toujours, non ? Il était de son devoir de s’immerger totalement dans ce qui était exigé de lui. Il ne courbait pas la tête, ni ne rampait. Il était simplement soulagé de pouvoir traverser le cloaque d’un monde qui ne l’inspirait plus que de façon lointaine tout en gardant les yeux, et ce qui lui restait de cœur, ouverts.

Au dehors, le chaos leur parvenait par touches éparses, comme un peintre devant une toile à compléter. Le ventre vibra à la question et il tourna son visage en rajustant son trop long corps sur le sol. Sa main droite. Il l’avait sentit en arrivant, l’avait vu sans blessure particulière si ce n’était le liquide sirupeux d’hémoglobine ébène sur le poignet et les doigts confus. Sauf que maintenant, il ne sentait plus rien, la sclérose aussi ténébreuse qu’inamovible. Il inspira un grand coup avant de s’asseoir péniblement, soutenu par le parfum résolument mélancolique de son hôte. « Non… non je ne la sens pas. » Il eut une pointe d’angoisse qu’il écrasa patiemment sous l’incompréhension. Ce n’était pas dû à l’explosion et déjà la chair semblait plus malléable depuis que Myles lui avait posé la question. Il avait été mordu ? En général la plaie était alors purulente, de sang et de tendons, mais ici il lui semblait plutôt qu’il s’était fait statut, toucher froid et friabilité incontrôlable.

Il laissa retomber son bras au sol avant de basculer son poids sur le sofa, la nuque épousant l’arrondi du siège. Myles était partit puis revenu et les questions avaient perduré dans leurs flottements intensifs dans ce salon coupés de l’espace et du temps. L’espion chercha un instant le visage du roux, l’attention de ce dernier loin vers les trémolos de la cité à l’extérieur. ”....C'était beau” La voix d'outre-tombe tintinnabula âprement dans la pièce. Konstantin resta immobile, la respiration en apesanteur, l’écho presque douceâtre des mots lui résonnant jusque dans son ventre. Il comprenait ce que voulait dire l’homme. Il y avait de la beauté dans l’effroi, la terreur n’en devenait que plus esthétique quand elle s’accompagnait de couleurs aussi vive que celle des corps en décomposition. La mosaïque de la chair vrillait le fond des iris immanquablement alors.

Il ramena son visage entre ses mains, les genoux se relevant vers un torse déconfit. Il devait cesser ces tergiversations romantiques et anticiper ce qui allait se passer. « Je ne crois pas dans les coïncidences… c’est juste une façon pour certains de rester anonyme. » Il était bien placé pour savoir ce genre de choses. Qui en voulait au Gouvernement ? Tellement de personnes et de factions que la chose allait être compliqué. La Résistance s'était montrée téméraire ces derniers temps mais il y avait également la Communauté qui était re-rentré entre les murs de la ville le cœur plein de rage et les sourires en acier. « Attentat. »

Ce qui faisait de lui et de son hôte un potentiel suspect dés que la milice se serait remise sur pied.

Il se positionna en miroir parfait, observa dans un silence religieux celui qui l’avait sauvé avant de se décider finalement. « Je suis Aydemir. » C’était l’avantage d’avoir un visage source de confusion ethnique improbable. Il écarta les mèches brunes d’un front encore sale puis ramena la petite bassine d’eau vers lui pour éponger le reste. Le quartier allait être en état d’alerte, les maisons fouillés, les citoyens interrogés. Il ne pourrait pas donner son nom connu à la Némésis. Une couverture, une autre, une plus adéquate, il le devait autant pour lui-même que pour la protection tacite de celui qui l’hébergeait en cet instant.

Il releva sa main nécrosée en essayant de bouger – en vain – ses doigts. « Tu n’as rien de cassé ? Merci au fait. » Finit-il par dire, le regard long sur Myles.

(La tête lui tournait encore.)



_________________
Ecoutez nos défaites

⋆ paint them, black


If we are strong enough in our souls we can rip away the veil and look that naked, terrible beauty right in the face; let God consume us, devour us, unstring our bones. Then spit us out reborn.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5795-konstantin-this-isnt-a-co

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 109
↳ Points : 7
↳ Arrivé depuis le : 15/01/2018
↳ Age : 27
↳ Avatar : Domhnall Gleeson
↳ Age du Personnage : 29 ans (249 en vérité)
↳ Métier : Technicien pour le Colosseum.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Hellraiser de niveau 1, possède cependant un niveau 2 en Nécrose
↳ Playlist : Where do we draw the lines, Poets of the Fall - Walk, Foo Fighters - O Fortuna, Carmina Burana- Space Oddity, David Bowie - Shape of my Heart , Sting
↳ Citation : I don’t know, you don’t know, I don’t know what you know and you don’t know what I know, and we are all just making stuff up all the time pretending to be knowledgeable, it’s what our family does.
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #669900



les petits papiers
↳ Copyright: avatar by me
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Guillotine § Myles   Ven 20 Juil - 13:52

Guillotine- You wake up with a hatchet over your head. -

Myles

Konstantin.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Leurs deux corps semblaient calmes, immobiles, quand leurs regards se tournaient autour et se jaugeaient tels deux prédateurs se rencontrant. Il y avait quelque chose d'étrange, de surréaliste, d'impossible presque, car les gestes de Myles étaient fait pour aider le brun, mais il y avait ces fauves, là, dans leurs pupilles, ils ne s'attaquaient pas (pas encore?) semblaient juste....juste quoi? Se connaître?
Se reconnaître?
L'air était lourd, à moins qu'il ne s'agisse du souvenir du sang et de la poussière, là en bas? Quelque chose en lui frissonna, encore une fois Myles ne savait pas si cela était en bien ou en mal.
Il se releva, un geste étrange, parce que ses jambes le portaient d'une manière spéciale. Aucune malformation, aucune déformation, juste que....juste qu'on sentait qu'il y avait quelque chose d'étrange, de contre nature. Sur la table en bois -un guéridon, se rappela-t-il, on appelait cela un guéridon-, Myles posa son badge du gouvernement bien en vue.
Quand les miliciens entreraient, ils le verraient.
Il n'y avait plus d'alcool chez lui, la plaie du brun avait été désinfectée à l'eau, et si l'appartement possédait un certain dénuement, il 'en faisait pas moins habité. Rien, à priori, pour le désigner comme suspect.
Son regard se posa sur Konstantin : et lui, qui était-il? Aydemir, il ne connaissait pas ce nom là mais en avait déjà rencontré de plus étrange. Le fauve dans ses yeux regarda celui de ceux de son vis à vis.

”Myles....De rien, finalement tu vas t'en sortir. Tu as quelques coupures, certaines un peu profondes mais....ça ira.”

Il avait eu peur au début, peur en le voyant par terre, masse informe tandis qu'à côté de lui gisaient d'autres cadavres. Peur de voir comme son double, maléfique ou non, éventré, mourant. Finalement, il ne l'était pas, Myles lui en était reconnaissant.

Petit à petit, la main de l'autre lui semblait moins noire, Myles tâcha de ne pas y penser.

”Les idiots, leur bombe ne leur fera rien gagner. Pourquoi les hommes et les femmes s'entêtent-ils à de telles bêtises? “

Du dédain dans sa voix, de l'honnêteté aussi.  Il ne cessait de regarder l'autre : était-il un ennemi? Aydemir semblait une flamme étrange qui lui donnait envie de s'approcher et de reculer tout à la voix. Et toujours ce souvenir de sang et de poussière....
Le silence retomba, Myles se dit alors que même si l'endroit restait dans une semi pénombre pour le confort de l'autre, peut-être ne serait-il pas contre un miroir afin de mieux voir les dégâts?
Il alla en chercher un assez petit, dans la salle de bain, recouvert d'un tissu comme la plupart des autres chez lui.
Prenant garde à lui, ne pas regarder et ne pas s'y voir, il le découvrit, le tendit au brun.

”C'est moins moche que prévu là que c'est un peu propre, tu peux regarder. T'as l'air du genre plutôt solide.”

Tout le contraire de moi, aurait-il pu rajouter. Il ne rajouta rien, parfois capable de rester (un peu) muet. Ou presque.

”Il y a quelqu'un à aller voir, pour dire que tu vas bien? Quelqu'un qui s'inquiéterait?”


_________________
Be near me when I fade away,
To point the term of human strife,
And on the low dark verge of life
The twilight of eternal day.
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: Guillotine § Myles   

Revenir en haut Aller en bas
 

Guillotine § Myles

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Traité de paix, capitulation et guillotine... | Nué
» Moraliser le capitalisme?
» Vos persos
» Louise de La Vallière [UC]
» Ichidura "La douce guillotine" Kamuto

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Western New Orleans :: Government Building-