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 shoot the runner (I)

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Gabriel Belmonte
WILDHUNTER

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↳ Métier : Armurier, trafiquant d'armes pour la Salvaje.
↳ Opinion Politique : Non affirmée.
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↳ Playlist : La colère.Des Armes.Lubies Sentimentales.Parler le fracas.Abysses.Désobéir.
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MessageSujet: shoot the runner (I)   Mar 3 Juil - 23:32




L’habitude de vivre dans cette putain de ville ne lui vient toujours pas, et quand il traverse ce genre de ruelle aux hauts murs aveugles, l’armurier ne peut s’empêcher de ressentir l’impression d’être pris au piège, enfermé dans une prison à ciel ouvert dans laquelle il serait voué à y finir ses jours. Les souvenirs de la dernière attaque sur le campement sont loin d’avoir disparu de ses pensées mais il regrette déjà cette indépendance volée au profit de la sécurité. Après toutes ces années passées à échapper à l’œil et à la main d’un gouvernement tyrannique, Gabriel doute de s’accoutumer de sitôt à cette nouvelle situation. Ici, il a l’impression de passer deux fois plus de temps à regarder derrière son épaule qu’à l’extérieur, et l'idée lui semble terriblement ironique non.
Pourtant, c’est quand ses pas quittent la proximité des immeubles pour échouer finalement devant son éternelle caravane branlante sur les berges du bayou qu’un sixième sens l’aiguillonne. La porte est fermée comme il l’avait laissée et ne semble pas avoir été forcée, mais la chienne à côté de lui – toujours sur ses talons et surtout lors de ses rendez-vous avec ses nouveaux clients – semble tout aussi alerte sinon plus. Méfiant et sur ses gardes, il coule un regard aux alentours mais l’heure avancée de la nuit ne lui apprend rien de plus sur l’environnement relativement silencieux et tout ce qui s’y terre et qu'il préfère ignorer. Lancé par un mauvais pressentiment, il déverrouille la porte d’une main tandis que l’autre se tient prête à attraper le flingue muni d’un silencieux glissé dans sa ceinture.

A l’intérieur, une petite lampe lance un éclairage faiblard sur le bordel anarchique qui recouvre presque chaque centimètre carré de l’habitacle. La caravane a été transformée en atelier temporaire le temps qu’il retrouve ses marques ici et son matériel traîne un peu partout, pièces inidentifiables de toutes sortes, squelettes d’armes à moitié montées, panoplie d’outils de toutes tailles et autres boîtes et flacons au contenu qu’il est sans doute seul à connaître sur le bout des doigts.
Gabriel, toutefois, ne se formalise guère de ce bordel organisé (organisé pour lui) dont il a l’habitude depuis quelques semaines mais il reste figé dans l’encadrement de la porte, le regard braqué sur un élément du décor dont il est à peu près certain qu’il n’était pas là lorsqu’il a quitté l’endroit quelques heures plus tôt.
Selyse est assise sur ce qui lui tient lieu de lit-canapé-banquette – à vrai dire seul endroit à peu près suffisamment dégagé de la caravane – et soutient son regard sans lui renvoyer un seul fragment de la surprise qui doit se lire sur le visage interdit de l’armurier. La scène le ramène des années en arrière, comme une répétition grotesque et parodique de cette foutue journée où il a retrouvé la métamorphe pour la première fois dans ce qui lui tient lieu de “salon”. A ceci près qu'aujourd'hui au moins, la garce a eu la judicieuse idée de se passer quelques vêtements sur le corps. Les siens s’il doit en juger par la manière dont elle flotte dedans mais…

« Putain de Bon Dieu de merde ! », il s’exclame finalement tout en envoyant son pied claquer la porte et refermer son antre aux regards indiscrets. Pour une surprise, c’est une surprise. Mais pas du genre à tirer une expression de joie sur son visage à la sempiternelle allure grognonne. « T'étais supposée être morte. » Quoiqu’à la regarder maintenant, il n’est guère surpris que ce ne soit pas le cas. Selyse, après tout, a toujours fait preuve d’un talent remarquable pour systématiquement tirer son épingle du jeu. Il ne faut guère plus de temps à son cerveau pour revenir des mois en arrière, se remémorer les circonstances... et additionner deux et deux. « Je te croyais morte, il reprend encore. T’aurais peut-être mieux fait de le rester. » L’emmerdeuse, il l’avait un peu regrettée à l’époque. Mais à la voir comme ça, l’air relativement bien portant et l’insolence dans l’attitude, il se sent surtout profondément désolé de s’être fait baiser en beauté dans ce qu’il pressent avoir été un putain de coup de traître. « Cinq minutes. Pour m’expliquer ce que tu branles ici, et j’espère pour toi que t’as quelque chose de satisfaisant à me mettre sous la dent. » Il espère surtout qu’elle ne va pas avoir le culot de lui monter de toute part une histoire débile justifiant sa disparition pure et simple mais, après tout, puisqu’elle a déjà osé venir ici, tout semble possible… L’envie le démange, une envie furieuse de la balancer aux pieds de Velasquez et de l’y laisser récolter le sort des déserteurs mais la curiosité est la plus forte – pour l’instant – et, de toute manière, ce n’est certainement pas à cette heure-ci que l’on va s’amuser à tirer qui de droit de son plumard.   


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Selyse Osbourne
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↳ Age du Personnage : trente-huit ans normalement, trente-six si on tient compte de ses deux années passées sous sa forme animale.
↳ Métier : réceptionniste de nuit au royal sonesta hotel.
↳ Opinion Politique : elle garde la bouche close, les paupières fermées, elle est contre l'oppression, elle exècre les hommes de pouvoir, pour autant elle songe à ses propres intérêts avant tout.
↳ Niveau de Compétences : général deux.
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MessageSujet: Re: shoot the runner (I)   Mer 4 Juil - 23:30


shoot the runner
Gabriel & Selyse

D’un côté, elle espère intérieurement échouer une énième fois. Après tout, elle ne maîtrise que très moyennement ses talents de métamorphe. Encore moins la transformation. Pourtant, c’est la discipline qu’elle s’obstine à travailler ces derniers temps, aussi douloureuse soit-elle. Une fois sur trois, ou plutôt une fois sur cinq afin de ne pas se mentir à soi-même – et encore elle est optimiste -, elle abandonne, baisse les bras. Elle n’est pas certaine que le fait d’anticiper la douleur aide. De l’autre côté, elle a ce besoin urgent de le voir. Lui qui semble être la solution à son problème pour le moins contraignant. Alors, elle se doit de réussir, n’est-ce-pas ? Elle soupire, réfléchissant plus amplement aux options qui se présentent à elle. Soit, elle continue à subir la foutue présence d’Elliam et son influence. Soit, elle s’efforce de tenter quelque chose afin de contrer ce dernier, même si ce quelque chose inclut une transformation pénible qu’elle n’est d’ailleurs pas certaine de réussir, ainsi qu’un appel au secours. Dieu sait à quel point elle déteste quémander de l’aide. Fait chier. Elle espère sincèrement que Gabriel se révèlera être son issue de secours. L’idée de faire autant d’efforts pour les couilles du pape la rend grincheuse. Elle relève le menton, jette un coup d’œil à l’horloge pendue au mur. Maintenant ou jamais. Les paupières closes, elle s’efforce de maîtriser son souffle irrégulier. Elle est nerveuse d’avance. L’idée de la souffrance oppressant son être, du bruit d’os qu’on dirait rouillés et brisés, n’est guère alléchante. Ce n’est pas la première fois qu’elle tente de laisser place à son animal en cette nuit de juillet. Jamais deux sans trois. Ou six sans sept.

Les ailes déployées, elle survole le bayou sauvage aux allures cauchemardesques. Oui, l’herbe était bel et bien plus verte ailleurs. Elle est plus que satisfaite de ne pas s’y être aventurée à l’aide de ses pieds, de toute façon elle aurait été repérée, elle en est persuadée. La sensation de liberté est grisante, tout comme la réussite. Elle jubile presque intérieurement, trop plein d’émotions. Peut-être qu’elle devrait tout bonnement tuer de ses propres mains Elliam et se contenter d’exister sous sa forme animale, laissant totalement le contrôle à cet oiseau de malheur. Mauvaise idée. Déjà, elle n’est pas certaine de survivre en pleine nature, pas du tout certaine. Ensuite, l’idée de manger des insectes et larves ad vitam aeternam ne l’enchante pas le moins du monde, tout comme celle de choper des puces d’ailleurs. Pour finir, elle aime assez ses guiboles. Et, ses réparties cyniques. Et, le sexe accessoirement. Mauvaise idée donc. Sans trop tarder, elle repère la caravane de Gabriel, atterrissant avec piètre maîtrise sur le rebord de la vitre entrouverte. Pas douée, Selyse, vraiment pas. Encore un peu et elle s’écrase contre le carreau, ça aurait bien été sa veine !

Assise sur la vieille banquette, éreintée à souhait et flanquée d’habits beaucoup trop grands appartenant au propriétaire des lieux, elle affiche ce trop plein d’assurance si caractéristique. Pourtant, intérieurement, une pointe de nervosité s’immisce en elle. Il la croit morte. Il va surement la tuer du coup en la découvrant ici. Et, ça ne saurait tarder. Les yeux fermés, elle hume l’air, la concentration à son paroxysme. Il approche, il est celui qu’elle identifie le mieux malgré deux années de séparation. Odeur de tabac froid, de poudre, de canidé, de sueur et de menthe. Savant mélange, pas toujours ragoutant. Mais, c’est tout Gabriel Belmonte. Elle a le cœur sur le point d’imploser.
Elle ne saurait définir exactement ce qu’elle ressent alors que leurs prunelles se croisent, se détaillent et se jugent. Un joli juron s’échappe des lèvres de l’armurier et elle tire la grimace. « Tu pourrais être poli. » Elle peut parler, elle est surement la grossièreté incarnée. Ils se valent assez pour le coup. Elle hausse les épaules, comme si sa supposée mort n’était qu’un simple détail. Tout était parfait jusqu’à ce qu’Elliam entre à nouveau en scène, jusqu’à ce que la communauté intègre l’enceinte de la Nouvelle-Orléans. Maintenant, elle rase les murs, bien trop inquiète à la simple idée de croiser Velasquez. « Charmant, j’adore les menaces, vraiment ça me rend toute chose. » Elle le cherche, elle risque d'y perdre quelques plumes. Mais, pour tout avouer, Gabriel est celui qu’elle a le plus regretté. Elle s’est attachée à ce vieux débris au fil des ans, ils ont traversé vents et marées. Toute chose a une fin cependant. Pour autant, elle est assez satisfaite de le retrouver, peu importe que ça lui déplaise. En même temps, elle s’en contrefiche royalement de ce qu’il veut ou ne veut pas. « Très bien, je vois que tu n’as aucune envie d’échanger des banalités. » Elle roule des yeux, affichant une moue faussement déçue. Etant donné le caractère explosif de son ancien partenaire de route, elle ne s’attendait pas franchement à des retrouvailles dans la joie et la douceur. Elle est surprise qu’il ne l’ait pas encore empoignée cependant. Elle ne va pas se plaindre. « Puisque tu sollicites me franchise, j’ai besoin de toi. Enfin, j’aurais besoin de tes talents pour régler un tout petit problème, vraiment minime. Elliam. En gage d’amitié et du bon vieux temps, ça peut se marchander non ? » Ou pas. Peut-être qu’elle espère trop de lui, mais elle ne peut se confier à personne d’autre. Elle affiche son plus beau sourire, les pupilles ancrées aux siennes. Étrangement, la gueule qu’il tire ne présage rien d’engageant.
(c) DΛNDELION

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Gabriel Belmonte
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MessageSujet: Re: shoot the runner (I)   Jeu 5 Juil - 18:41




Selyse ouvre la bouche et d’un seul coup il pourrait presque avoir l’impression que ces deux dernières années n’ont pas existé aux yeux de la jeune femme. Même attitude, manière de lui causer, de se tenir… on dirait qu’elle ne réalise pas ce qu’elle a fait à lui, à tous, en se barrant de leur groupe comme une voleuse, coupant les ponts sans un seul regret pour le plaisir d’une meilleure opportunité ailleurs – du moins est-ce là la conclusion qu’il tire à l’observer, face à lui. On dirait qu’elle ne réalise pas plus le foutage de gueule de revenir maintenant, la bouche en cœur comme si de rien n’était, comme si rien de ce qu’elle n’a fait a eu la moindre importance.
Sauf que Gabriel, il la connaît assez pour savoir que tout ceci est complètement faux : Selyse est parfaitement au fait de sa traîtrise d’alors et de son culot de maintenant. Elle sait tout ça et elle s’en fiche, le fait est qu’il s’agit juste d’une petite conne bien décidée à remettre à l’ordre du jour le foutage de gueule.
Oui, il lui en veut. Beaucoup, même. L’armurier n’est pas ce genre de personne à s’attacher aux autres à tort et à travers alors quand il le fait, il apprécie d’autant moins de se faire poignarder en fourbe. Il a la rancune foutrement tenace. Et le maigre soulagement de savoir finalement qu’elle était en vie tout ce temps durant n’arrive même pas à la cheville de sa colère pour tout ce que ça sous-entend. En un sens, il aurait préféré la trouver à demi-morte sur le pas de sa porte, blessée ou agonisante ou n’importe quoi d’autre susceptible de justifier sa disparition et l’absence complet de nouvelles ensuite. Mais la métamorphe a le teint frais (à peu près), l’attitude du parfait citadin de la Nouvelle Orléans et tout sauf l’air d’une bête traquée. Clairement, elle va bien, bien mieux en tout cas que ce qu’il reste de leur groupe méchamment amputé après la dernière attaque en date. Elle va bien et c’est probablement le cas depuis ces deux putain d’années ; depuis qu’elle a décidé de jouer les filles de l’air en somme.

Elliam. Le nom fait resurgir des vieux souvenirs datant d’une époque largement révolue et Gabriel manque de s’étouffer devant la demande que son invitée inopinée vient de balancer nonchalamment à travers la pièce. « Tu te fous de ma gueule ? » Elle n’a pas l’air, non ; sa tronche est drôlement sérieuse et les propos ont tout, sauf l’aspect d’une blague de (très) mauvais goût. Alors sans crier gare, la colère explose tandis que sa voix s’éteint sur une intonation de surprise scandalisée. Sa main se crispe sur le premier objet qu’elle trouve à ramasser sur l’établi et dans la foulée, sans y accorder la plus petite réflexion, il balance à travers la pièce son enclume de précision miniature ; le geste est violent, brutal et surtout soudain. Même la chienne fait un bond en arrière lorsque l’outil en fonte vient s’écraser contre le vieux lambris juste à côté de la tête de Selyse, pour retomber ensuite sur la banquette. Bons réflexes, la garce : le creux causé par l’impact est surement de meilleur effet dans le mur que sur sa tronche.

Si l’envie démange l’armurier de recommencer jusqu’à ce que sa cible accuse un coup, il se retient toutefois – pour l’amour de son outillage, qu’il s’en voudrait de briser vu la galère pour s’équiper de certaines pièces – et son poing se serre tellement fort que Selyse peut très certainement bénir la distance qui les sépare encore. « Tu me prend pour quoi, au juste ? Ton chevalier servant prêt à te rendre tous les services à la simple demande ? Deux ans, bordel de merde, et t’as le culot de te pointer ici pour me demander ma putain d’aide ? » Il ne s’embarrasse même pas de demander plus de détail, il a déjà compris au moment où elle a ramené dans la conversation le prénom de son époux. Eliam, ils avaient fini par comprendre ensemble qu’il était vivant quand elle-même avait retrouvé son humanité. Les recherches, les cas similaires… ils ont eu des années pour se renseigner sur le sujet, apprendre ce qu’il y avait à savoir ou du moins ce qui leur était accessible. Alors si elle lui en cause maintenant, ce ne peut pas être pour cinquante raisons. Ni même deux, à vrai dire. « Ton gage d’amitié, tu peux te le carrer où je pense. Donne moi une raison – une seule ! – pour que j’accepte de te rendre un service, quel qu’il soit. A l’heure actuelle, j’dirais bien que c’est plutôt toi qui me doit quelque chose. Alors pourquoi est-ce que je devrais aller me mouiller pour ton cul, hein ? » Qu’elle continue donc de se démerder seule, comme elle en a pris la décision au moment de prendre la poudre d’escampette. « Tout ce qu'tu mérites, c’est que je te balance aux autres. » Et peut-être son irritation est-elle disproportionnée, mais il faut bien admettre que Selyse l’a bien cherché. Au moins ne l’a-t-il toujours pas foutu à la porte (ni par la fenêtre) alors… en quelque sorte, c’est un bon début. Sûrement le meilleur qu’elle est en droit d’attendre compte tenu des circonstances. 


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MessageSujet: Re: shoot the runner (I)   Ven 13 Juil - 19:46


shoot the runner
Gabriel & Selyse

Peut-être qu’elle exagère ou peut-être pas. Après tout, personne ne connait les limites de Selyse, même elle n’est pas consciente de ces dernières, elle n’est pas du genre à ronger son frein, à se poser des questions superflues. Elle agit et elle avise. Parfois ça fonctionne, parfois ça casse. Mais, en fin de compte, elle s’en sort toujours presque indemne. Elle a de la ressource, personne ne peut le nier. Et, le culot, il vaut surement mieux ne pas en parler. Le truc c’est qu’elle est consciente du paquet de défauts qui l’anime et de l’excès d’impudence et d’impertinence dont elle fait preuve. On ne peut donc même pas l’excuser en prétendant qu’elle est complètement conne et dénuée de neurones. Elle sait ce qu’elle fait. C’est probablement le pire. Elle sait qu’elle a trahi son ancien clan, qu’elle a blessé les quelques personnes qui l’appréciaient et la pensent désormais six pieds sous terre. Elle sait qu’elle n’a aucunement le droit de se ramener comme une fleur et encore moins d’exiger une faveur de la part de Gabriel Belmonte. Pourtant, elle se trouve ici, exactement là où elle ne devrait pas être, l’air fier, le regard défiant et le sourire faussement ingénu rivé aux lèvres.

Elle aurait aimé entrapercevoir un petit éclair de contentement ou de soulagement dans le regard de son ancien acolyte. Mais, tout ce qu’elle discerne pour l’instant n’est autre qu’une colère non-dissimulée ainsi qu’une profonde animosité. Est-ce qu’elle le mérite ? Oui et non. Elle hausse les épaules. Tant pis, ce sera pour une autre fois les effusions de joie. Elle peut s’en passer. De toute façon, elle ne sait pas vraiment de quelle manière gérer les excès d’émotions positives. C’est beaucoup trop gênant si vous voulez son avis. Alors, peut-être est-ce mieux ainsi. Du moins, dans la mesure où elle ne se retrouve pas défigurée, d’accord. Elle avise du regard l’enclume, fronçant les sourcils et une demi-seconde plus tard, celle-ci manque son si doux visage au sein duquel l’insolence est maître. Elle n’a que le temps de se projeter sur la gauche, glissant de la banquette, cul par terre. Putain de merde. Elle tourne la tête, observant le trou trônant fièrement dans le vieux lambris avant de tirer la grimace. Encore un peu et c’était la case chirurgie esthétique. Il ne fait pas les choses à moitié ce croulant de Gabriel Belmonte, c’est sûr et certain. Bravo ma vieille pour tes réflexes, t'es pas encore complètement périmée, qu’elle s’intime fièrement. Elle se relève finalement tout en se frottant les fesses, les prunelles retrouvant le chemin de celles de son ex compagnon. Elle l’attend, lui et ses accès de colère faramineux.

Un. Deux. Trois. Quatre. Le nombre de grossièretés proférées tout au long de son petit discours. Elle tient les comptes dans sa caboche. Il est plutôt fort, faut bien l’avouer. Pour une fois, elle se tient bien, elle parvient même à attendre qu’il ait terminé son caca nerveux avant de se munir à nouveau de sa saloperie de condescendance. On peut remarquer l’effort tout de même. « On dirait bien qu’en l’espace de deux ans t’es soudainement devenu obsédé par mon cul. » Elle aurait pu se montrer sérieuse, elle aurait pu… Elle le voit déjà s’armer d'une patience bien usée, prêt à s’emparer d’un nouvel objet quelconque à lui balancer à la gueule, alors elle s’empresse de reprendre histoire de minimiser les dégâts et de préserver son faciès ; « Ecoute, ça peut se dérouler parfaitement bien. Autrement dit, on s’échange des insanités, tu m’aides et ensuite, je suis même prête à t’accorder une faveur. Tant que ce n’est pas sexuel bien sûr étant donné ton âge avancé, évitons la crise cardiaque. » Selyse reste indubitablement Selyse, que voulez-vous ! Impossible pour elle de contenir ses piques à l’égard de l’autre trouduc. Et puis, dans le fond, il aime ça, elle le sait. « Ou alors, ça peut se passer éventuellement moins bien et il se pourrait que certaines informations, concernant des affaires louches dans lesquelles tu traînes, franchissent malencontreusement la barrière de mes lèvres. Crois-moi, ce n’est pas ce que je souhaite. » Pas du tout même. Parce qu’elle l’aime bien son vieux grincheux. D’ailleurs, elle n’est même pas certaine d’appliquer au pied de la lettre sa menace, c’est surtout du bluff. Mais, il n’est pas supposé le savoir.  
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Gabriel Belmonte
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MessageSujet: Re: shoot the runner (I)   Sam 14 Juil - 19:45




De toute évidence, manquer de se prendre un objet contondant en pleine poire ne remet pas les idées de Selyse dans le bon ordre, ni même ne lui fait ravaler ne serait-ce qu’une once de son impertinence ; elle n’a même pas l’air vraiment impressionné par le geste qui, si ses réflexes avaient été ne serait-ce qu’un tout petit peu moins performants, lui aurait pourtant laissé un souvenir indélébile de ces retrouvailles. Peut-être l’habitude des crises de colère de l’armurier ne lui est pas passée malgré les années à se la couler douce ici, ce n’est après tout pas exactement la première fois qu’il essaye de lui faire fermer son clapet de cette manière.
Au moment où Gabriel se tait, il pressent d’après ce qu’il lit dans son attitude qu’elle n’en a pas encore terminé avec lui. Qu’elle ne va pas s’excuser. Encore moins réviser son attitude à son écart. Et, bingo ! Elle lui reprend la parole et déjà il doit lutter contre l’envie de retravailler à nouveau son lancer de projectiles. Il serre les dents, ravale l’idée de lui couper le sifflet pour aller l’attraper par le col et la foutre dehors et s’arme à la place d’une patience exemplaire (exemplaire, pour lui du moins) tandis qu’elle continue de ne pas démordre de sa foutue idée. Son entêtement n’a pas changé, comme tout le reste d’ailleurs : Selyse est tout à fait fidèle à cette image qu’il a gardé d’elle, et c’est peut-être ça qui le fait le plus rager. « Tu te sentiras prête à m’accorder une faveur ? Putain merci bien de ta gentillesse, ça me touche tellement que j'vais aller me torcher avec. Tu voudrais pas non plus que je te supplie de me rendre la pareille, tant qu’on y est ? Bordel, après ça t’auras bien intérêt à m’accorder tout ce que je pourrais avoir envie de te demander, ouais. Chance pour toi, j’ai pas l’intention de bouger le moindre doigt en ta faveur donc, j’évite d’alourdir ta dette. » Mais, non, de toute évidence il va falloir qu’il fasse preuve d’un entêtement bien plus féroce que ça pour contrer l’acharnement de Selyse et finir par lui sortir de la caboche cette idée ridicule qu’il va se résoudre à l’aider. Son invitée surprise, elle est encore loin d’en avoir fini avec lui. Et lorsqu’elle aborde les menaces du bout des lèvres, le sang de Gabriel ne fait qu’un tour.

Le pas lourd et furieux, l’homme traverse la caravane au sol encombré de bordel pour se planter face à elle. « Tu veux jouer à ça avec moi, Selyse ? qu’il explose à nouveau quand il s'arrête juste sous son nez. Tu veux vraiment t’embarquer là-dedans ? » Dans un geste soudain, la paume de sa main vient s’appliquer contre le thorax de l’impertinente tandis qu’il l’envoie tutoyer le mur d’une impulsion brutale. « Des menaces, bien sûr, et puis quoi encore après ? Mais merde, tu t’es cru où là, tu penses que j’vais me chier dans le froc juste à l’idée que tu ailles me balancer si j’me plie pas à tes quatre volontés ? » De la même manière que l’armurier n’a jamais été bien réceptif à n’importe quelle forme d'autorité, il a en abhorration tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à du chantage. Qu’elle ait des saletés à exhiber sur lui, ne l’étonne qu’à moitié au fond : sans doute a-t-elle bien préparé son petit dossier avant de revenir se pointer ici comme une fleur, tout du moins est-ce là quelque chose dont il est convaincu tant il lui paraît impossible qu’elle puisse trouver ça normal de venir lui quémander une faveur après cet abandon lâche et méprisable. Non, elle a forcément dû se douter qu’il l’enverrait balader, et cherché en conséquence à trouver un moyen de faire pression sur lui. Et, on en arrive au moment où elle choisit enfin de dévoiler ses cartes.
Putain, dingue comme il a envie de l’encastrer contre cette foutue cloison à cet instant précis.

« C’est pour ça que tu viens me demander ça à moi, hein ? » Elle a réussi à le foutre encore plus en rogne que ce qu’il était déjà avant rien qu’en choisissant d’adopter cette stratégie, bravo l’artiste. Elle doit bien savoir, pourtant, que c’est la pire manière possible d’amener l’armurier à se ranger à une idée. Au plus on essaye de lui signifier qu’il a pas vraiment le choix, au plus ça lui donne méchamment envie de ruer dans les brancards. « T’as réussi à ramasser des conneries susceptibles de me faire foutre au trou, et du coup tu t’es dit que t’allais faire d’une pierre deux coups ? Qu’au moins l’avantage, c’est qu’en faisant ça t’avais pas besoin de payer pour te débarrasser de ton connard de mari ? » En soit, de son point de vue à elle c’est sûrement l’action la plus rentable. Faire disparaître quelqu'un, n’est pas exactement une activité ordinaire et même s’il n’est pas bien difficile de dénicher ici un lambda pour se salir les mains à sa place, encore faut-il avoir un moyen par derrière de s’assurer de son silence et de lui payer la prestation.
Alors qu’avec lui, Selyse n’aurait besoin de monnayer qu’une information contre un service rendu. Moins fatiguant pour elle, elle garde les mains dans les poches et le flouze dans ses tiroirs. Plus, la possibilité de lui passer le collier autour du cou et de se payer le luxe de la laisse qui va avec : qu’est-ce qui l’empêcherait de réitérer encore et encore, après tout, tant que ce qu’elle sait possède encore une valeur synonyme de danger pour lui ?
 

Spoiler:
 
egotrip


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Et puisqu'on le traite comme un chien, alors il sera le chien le plus féroce.

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