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 Burning souls (Yekaterina)

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Solveig Eriksson
Silent screams, Violent dreams

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les petits papiers
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MessageSujet: Burning souls (Yekaterina)   Lun 16 Juil - 23:16



Burning souls
Every mother needs to protect her child...



C’était un silence à couper le souffle, à mettre une pression sans précédent. Les regards s’échangeaient, les interrogations se percevaient, mais aucun ne souhaitait briser ce qu’elle avait elle-même imposé. Dire que quelques semaines, quelques mois auparavant, elle n’était qu’une ombre, qu’un être connu mais mystérieux. Sans un mot pour son aîné, Solveig avait fini par prendre une place de plus en plus importante. Elle avait maintenu à flot une entreprise vacillante. Elle avait enfermé les doutes et le dégoût quelque part au fond de ce cœur si fragile, avait affiché une assurance qu’elle était loin de ressentir. Où était la petite métamorphe si douce, si tendre ? Qu’en avait-elle fait ? Peut-être qu’elle s’était détruite dans le processus, sans s’en rendre compte. A trop vouloir l’aider, celui qui n’était plus que ténèbres, elle s’y était elle-même jetée. Et au fond de l’abîme, il était bien trop tard pour remonter, surtout quand le soleil n’était qu’un point lumineux dans les affres noires… Un astre lointain, inatteignable tant qu’elle n’en avait pas la volonté. L’avait-elle déjà eu ? Elle se souvenait, elle se rappelait des discussions avec Matthias, avec Duncan. De celles avec Mikkel. Et y’eut une lueur de douleur dans les iris ambrées, rapidement chassée par la froideur nouvelle qui figeait ses traits en permanence. Isak avait perdu sa sœur…

Un des hommes déglutit, un autre se gratta le bras. Le bruit irrita les sens sensibles de la jeune femme, et ses paupières se rouvrirent brutalement, fixant les perturbateurs de ses pupilles ténébreuses. Ils n’avaient pourtant rien fait, mais elle pouvait percevoir chaque muscle de leur corps se tendre, dans l’attente de la punition. La tête se pencha, masquant le sourire mi-triste, mi-amusé se dessinant sur ses lèvres. C’était étrange finalement, d’être considérée comme dangereuse si ce n’était meurtrière. Jamais le respect et la crainte n’avaient été autant mêlés.

Et enfin, la voix brisa le silence. Les derniers mots, avant que chacun retourne à son poste : « Le prochain qui parle à mon frère de mes contacts ou de mes sorties, je le tue. » Elle ne demanda même pas s’ils avaient bien compris, car la menace était plus que palpable. Et elle avait prouvé par le passé, qu’elle les mettait toujours à exécution. Gamine éventrée, gamine déchiquetée, et finalement, la dépressive était passée au stade supérieur. Son corps ne subissait les foudres de son esprit instable, mais celui des autres si. Elle avait choisi sa voie désormais. Elle avait explosé les barrières qu’on lui avait imposées, s’était décidée à vivre selon ses propres règles. L’indépendance malmenée, mais elle resterait là. Parce qu’une fois qu’on avait goûté à la liberté, il devenait difficile de s’en extraire, non ? A cette pensée, un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres, alors qu’elle se levait. D’un geste de la main, elle leur offrit de retourner à leurs postes respectifs. Et aucun ne se fit prier, bien trop heureux d’avoir l’occasion de s’enfuir.

La nuit ne faisait que commencer, quand Solveig se retrouva entre les corps brûlants de clients, serveuses et hommes de main. Elle louvoya entre les êtres, évita tout contact avec une facilité qui lui était propre. Un savant mélange de rumeurs et de démonstration de force avait suffi… Les gens étaient faibles. Et les gens étaient capables de courber l’échine pour continuer à avoir de quoi se nourrir, ou satisfaire leurs envies les plus perverses. Alors, tant que la survie et la luxure existeraient, Solveig parviendrait à tout. Elle n’était pas si différente de ces autres. Elle aussi se battait pour continuer à vivre. Elle aussi mettait un genou à terre quand la situation l’exigeait. Sauf qu’aujourd’hui, il y en avait de moins en moins, de bourreaux devant lesquels se pliaient. Rafael avait tort sur un point : il n’était pas le juge ultime. Tous pouvaient devenir bourreau. Et c’était certainement ce à quoi elle aspirait elle-même…

Un bruit suspect vint perturber sa semi-quiétude. Personne ne bougea, toutes les âmes étant trop impliquées dans leurs désirs respectifs. Mais elle…. A part la contemplation du whiskey dans son verre, y’avait pas grand-chose qu’elle faisait. Elle avait donc tout le temps devant elle pour gérer un nouveau problème, et foutre à la porte un connard supplémentaire.

Elle traversa les multiples pièces de ce lieu délabré, et si richement décoré. Le dégoût avait fini par la quitter, en bonne mafieuse qu’elle était. Tout pour les affaires. Même l’explosion de sa conscience. La lutte semblait s’intensifier, venant d’une porte bien connue. Le regard s’assombrit, alors qu’elle l’enfonça sans la moindre hésitation. Les bouts de bois volants érafflèrent ses bras, mais qu’important. Les deux iris ambrées se heurtèrent à celles d’un homme, déjà à terre. Il n’eut pas le temps d’insulter la fille qui l’avait mis dans son état, de se plaindre, que la gérante des lieux l’attrapa par la peau du cou et le fit retraverser la porte déjà amochée. « Dégagez. Et ne remettez jamais les pieds ici. » Son ton devait suffire à effrayer l’homme, qui déguerpit en boitant. Puis, inquiète, elle reporta son attention sur Yekaterina, murmura quelques mots : « Tu te sens bien ? »


_________________
I’M THE HEART OF THE HURRICANE
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