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 Defying gravity [PV Lisa]

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Oswald E. Madsen
SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Defying gravity [PV Lisa]   Jeu 19 Juil - 10:47

Defying gravity
So I been thinking that I think too much. And I can't sleep, but I can dream of us. And I've been seeing shit like horror cuts. It's burning down, I gotta drown this out. And you said you need me to let this go. But it's who I am, or am I just losing it. 'Cause you said jump and I went first but falling's always been my downfall. And you say I drink and I smoke and I talk too much. But I know you lied when you said that you just had enough and save yourself. So hear me out. You know everybody talks, girl. And it means nothing 'till you let it.


C’est un gouffre qui s’ouvre sous la semelle, des paumes qui s’écorchent en s’accrochant aux gravats. C’est une cage perdue au milieu des ombres dont le verrou a sauté et où l’horreur vient ramper jusqu’au prisonnier. C’est une spirale avec un début à double identité, un nom distinct bien partagé mais des histoires qui ne se ressemblent pas tout à fait. C’est un cyclone qui l’emporte et dans lequel il tangue jusqu’à avoir envie de dégueuler. Là-haut, ça balance, ça tournoie et ça le cloue à sa misère. Il y a des vérités que même le plus chevronné des détachés ne peut ignorer. La réponse à sa question tatouée sur les tympans, les mots incrustés dans le crâne. Il le savait pourtant. Dès qu’il a posé les yeux sur elle, dès qu’il l’a pourchassé, il savait que ça ne pouvait pas bien se terminer. Un gosse abandonné développe une haine sans précédent pour ses parents. Maggie ne lui a même pas semblé enragée. Il aurait préféré sans doute qu’elle les maudisse, crache bien plus sur leur acte que se convaincre de leur inutilité, d’enrober le concept de parenté d’une pâle indifférence. Oswald s’est surpris à espérer à mi-chemin de son incertitude et de son déni, qu’elle veuille les écouter ou au moins, les rencontrer. Lui, il a détesté le paternel, a appris à réprouver l’absence. Il n’a jamais autant insulté le silence que lorsque son père l'a causé. Cet abruti de vieux n’a jamais été chaleureux, n’a témoigné aucune affection, il n’a traité ses gamins et sa femme qu’avec un mépris certain. Et pourtant, malgré tout ce qu’il peut balancer à ce sujet, l’escroc a rêvé de son retour, s’est inventé une scène idyllique de retrouvailles à faire pleurer dans les chaumières. Lui, il croit qu’il aurait pu pardonner. Peut-être, si le géniteur s’était racheté. A moins que ça l’ait aidé de le penser pour se pardonner lui-même de sa propre lâcheté.

Ce passé-là traine dans un recoin, flotte avec le résultat de ces mois à apprivoiser la craintive, à nouer un semblant de lien. Il ne supporte plus ni la nuit, ni le jour. Il se déniche des filles aussi paumées que lui dans des bars clandestins qu'il fuit à l'aube, détraque le temps en consommant des stimulants. Tout son fric a disparu et ce sont de nouvelles dettes qui s’entassent. Ce soir-là, il a vidé tellement de bouteilles que pour une fois, il est parvenu à combattre l’organisme infecté. Suffisamment ivre et shooté pour se mettre à tout renverser. Le bureau, les chaises, la paperasse, les babioles qu’il a dérobé. Tout explose, mélanges de teintes confuses pour absorber une concentration limitée. Ça se repasse encore et encore. Et encore. Les paroles de la petite lui font l’effet d’une litanie qui ne passe pas. Comme ces saletés de mélodies qui se coincent entre deux neurones et qui rendent fou, malade. Au milieu de sa crise, les hallucinations s’étirent. Des cris stridents, des avertissements, des doigts qui le pointent. Il gueule jusqu’à obliger le voisin à cogner la paroi. Il tremble devant le spectre de l’adolescente aux boucles d’orge. La main veut se porter à la gorge de celle qui l’accuse, l’accule dans cette culpabilité dévorante. Les doigts se referment sur du vide mais l’esprit, lui, agrippe les faits. Il sait où la trouver dans sa version contemporaine. C'est même juste à côté, pas très loin dans son quartier. Dans une pulsion de rage, le danois quitte son appartement et gagne le coin de la milicienne. Y a bien cette petite voix qui lui dit de faire demi-tour, cette même tonalité que le mirage d’Elena prend toujours. Et ça le fait hésiter d’habitude. Sauf que le scandinave ignore désormais ce qui est encore habituel.

Il s’en fout de la voisine-alarme-incendie, il s’en moque de ses pas beaucoup trop lourds dans l’escalier, il s’en tamponne de passer par l’entrée visible et pas par la fenêtre dérobée. Le vacarme qu’il produit, ébranle l’immeuble à une heure indécente. Il s’applique à l’amplifier en balançant ses deux poings contre la porte. La fureur le rend encore plus chaotique. Les paumes s’éraflent à force de ronger le bois. Il aimerait le briser ce foutu rempart pour mieux foncer à l’intérieur et lui rappeler qu’elle est dans cette galère elle aussi. Pourquoi doit-il être le seul à souffrir et à se maudire ? Pourquoi devrait-il accepter le blâme de son côté sans la consulter ? L’ordre venait de sa bouche. Cette maudite bouche qu’il a revendiqué un millier de fois avant d’en arriver là. A déposer un bébé de même pas une heure sur le banc d’un commissariat. A quel moment ont-ils pu croire que ça résoudrait tout ? Les ongles grattent la muraille quand une silhouette se faufile dans le couloir pour l’interpeller. L’éméché grogne, lui dit d’aller se faire foutre. Pendant que l’autre menace. Qu’il lui tient tête, l’attrape par l’épaule. Contact qui oblige le fou furieux à délaisser le matraquage du bois pour se retourner vers son détracteur. La paluche attrape le col, recule le nuisible jusqu’à ce que le front heurte le mur le plus proche. A moitié sonné, l’homme beugle des insanités auxquelles le mafieux ne répond que par le majeur bien levé. Il pourrait l’achever, lui éclater le nez sur la moquette. Et ça le démange, faut bien avouer surtout que l’autre le provoque encore depuis le parquet. Mais d’autres visages émergent de la pénombre. Dont celui convoité.


_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
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