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 Next time you pull that shit, I'm killing you [Nolan]

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Next time you pull that shit, I'm killing you [Nolan]   Mar 24 Juil - 21:03

T'as jamais très bien réagi à la solitude.

Peut-être parce que t'as toujours été très entouré toute ta vie, ou que t'as un côté très sociable qui fait que tu ne restes jamais seul pour bien longtemps. Tu te trouves facilement des potes n'importe où, c'est comme ça, tu souris, tu rigoles, tu lances des blagues, tu racontes des conneries, t'enchaînes les verres et c'est facile de t'aimer. Tu le sais, et ça a toujours été plutôt un atout dans ta vie. Tu ne t'attaches pas si souvent, parce que tu fais la différence entre fun et sérieux, mais quand tu le fais, c'est vite et bien.

Mais ça fait que quand y'a des gens qui disparaissent de ton entourage, tu paniques aussi facilement. Tu t'inquiètes, tu te ronges les sangs, tu essaies de remuer ciel et terre et ça t'empêche de fermer l'oeil correctement.

Alors ouais, d'abord y'a eu Elias qui s'est retiré de la vie du BlackBird et a filé les rênes du journal à Nolan. Ça t'a surpris, ça t'a fait étrange parce que c'est lui qui t'a recruté ici mais t'as fait avec. T'es doué pour t'adapter, après tout. Et puis ça semblait normal, encore, ça tenait la route. C'était pas inquiétant en soi.

Mais nan. Nan, ça s'est pas arrêté là. Après, y'a eu Giulietta. Disparue du jour au lendemain. Sans prévenir. Plus de présence au BB, plus de trace à son appart'. T'as toujours été plus proche d'elle que des autres au sein du journal, peut-être à cause de vos racines italiennes, peut-être à cause de votre côté artistique, peu importe. Mais Giu, c'était ton amie et la voir disparue d'un coup comme ça, ça lui ressemblait pas. Elle aurait prévenu, tu crois. Si pas toi, au moins Nolan.

Et puis, comme si ça suffisait pas, un jour tu t'es ramené au QG du journal et Nolan était plus là. Et personne ne savait où il était.

T'es pas du genre parano normalement. T'es du genre à toujours penser au meilleur plutôt qu'au pire, te dire que les choses finiront par s'arranger. Mais quand t'as trois de tes proches collaborateurs au sein d'un journal de résistance qui disparaissent totalement, qui ne se ramènent plus, qui ne sont pas chez eux, que tu les trouves nulle part dans leurs lieux fétiches et qu'avec cette apocalypse de merde on peut dire adieu aux moyens de communication comme les téléphones...ouais, tu deviens parano. Ouais, tu paniques. Ouais, tu t'inquiètes.

Parce qu'avec le gars au masque de Guy Fawkes, là ? Les secrets des gens révélés au grand public, résistants y compris ? Et puis cette attaque des quartiers du gouvernement ? Le climat fait que t'es pas spécialement en confiance, nan. Déjà qu'il y a des arrestations en rue pour rien maintenant, simplement parce qu'on doit ramener un quota de résistants à buter, les tensions sont à leur comble. T'es déjà vachement plus prudent depuis un moment, parce qu'avec ce sale con de peacekeeper qui sait ce que t'es, tu sais jamais quand y'a un truc qui va te tomber sur la gueule. Et qu'en tant que résistant, daybreaker, en plus de tous les vices que t'accumules ? Ouais, c'est pas case prison pour toi, c'est directement bouffer une balle en plomb en entrée, plat et dessert, juste au cas où tu guérirais un peu trop vite.

Tu te demandes s'ils se font fait choper. Dans la rue, comme des rats, à essayer de se défendre, à peut-être réussir même, jusqu'à ce qu'un salaud de milicien dise « nope, nous faut un mec à buter, prends celui-là » et le prenne pour cible, comme on tire des fléchettes sur un plateau.

T'as toujours eu beaucoup d'imagination. Ça te réussit pas, quand t'imagines les têtes ensanglantées de tes amis sur le bitume de La Nouvelle-Orléans. Ça te réussit encore moins quand ça fait plus d'un mois, presque deux, que t'as zéro nouvelles. Dire que tu ressembles un peu au zombie qui t'a fait c'est plutôt approprié. Ton espoir s'amenuise au fil des jours. Tu te rends encore régulièrement au BB, parce que malgré l'inquiétude palpable dans les rangs, il tourne encore. Au ralenti, ouais, mais c'est pas comme si les nouvelles s'arrêtaient, comme si les faits à dénoncer n'existaient plus. Alors tu continues de faire ton boulot pour pas finir dingue, t'essaies de prendre des responsabilités qu'en tant que mec de trente ans tu devrais pas avoir de soucis à gérer, mais tu t'habilles encore comme un ado rebelle alors sérieusement, faut pas trop exiger de toi niveau maturité.

Au sein du journal, t'es photographe et tu récoltes les informations mais depuis peu tu t'improvises journaliste pour pas que tout coule. T'essaies d'afficher un air confiant et solide quand tu te rends compte que personne ne sait où se trouve Nolan ou Giu. Tu insistes pour continuer de faire tout tourner. C'est pas vraiment à toi de gérer ça, c'est vrai, mais t'as l'impression que tu leur dois. Qu'ils voudraient pas que le journal sombre alors qu'on a besoin de vraies infos aujourd'hui plus que jamais. Et puis, quand ils reviendront, ils verront que tout a été bien fait et ça leur fera plaisir, hein ? Ouais. Ouais, c'est ce que tu te dis. Comme un gamin qui tond minutieusement la pelouse pour faire plaisir aux parents rentrés d'un week-end en amoureux. C'est con, mais ça te donne l'impression d'avancer dans la bonne direction. T'as besoin de ça, putain. T'en as vraiment besoin.

Ce jour-là, alors que tu te rends dans le quartier nord et que tu grilles une cigarette améliorée à bonne distance de la bouche de métro (manquerait plus que tu te fasses choper parce que t'as besoin de te calmer les nerfs, même quand ça fonctionne plus des masses), tout en surveillant tes arrières, tu t'attends à rien. Pas de changement par rapport aux jours, aux semaines précédentes. Tu pénètres dans l'entrepôt délabré, cet endroit sinistre de l'extérieur mais heureusement mieux foutu à l'intérieur. C'est le cliquetis habituel des claviers qui t'accueille tandis que tu salues tes collègues d'un « hey les gars » qui manque un peu plus d'enthousiasme à chaque jour qui passe. Mais c'est pas la réponse habituelle de ces derniers temps que tu reçois, nan. Tu mets quelques secondes à réaliser que quelque chose est différent, que l'ambiance est moins lourde que ces derniers temps. Tu relèves la tête, intrigué, et ton souffle se bloque dans ta gorge. Tu fais empester le bureau de cannabis mais putain, t'en as sérieusement rien à foutre, là. Y'a tes doigts qui se serrent sur ton appareil photo, et tu devrais faire gaffe, parce que ça coûte pas mal ce machin, mais à cet instant, t'as du mal à contrôler tes réflexes.

T'en oublies presque d'utiliser son pseudonyme. Faut dire, toi, t'as pas été chercher loin : ton vrai prénom plutôt que ce nom anglo-saxon que t'as fini par détester. C'est parfois dur de se rappeler les fausses identités quand t'as l'impression que Travis est la tienne.

« Abel. » Ta voix se casse légèrement sur ce nom. Fumée, émotion, peu importe. Il est pas mort. Il est pas sur le bitume, la tête explosée. Il est pas mort.

Tu traverses à grandes enjambées le bureau et il te suffit de ça pour te rappeler les autres émotions. Ouais, y'a le soulagement. Ouais, y'a l'inquiétude. Mais y'a la colère aussi putain, parce que Nolan se ramène comme ça, comme une fleur, comme si ça faisait pas des semaines que t'imaginais les pires scénarios possibles. Tu t'arrêtes pile devant Nolan, tu le détailles du regard, tandis que tes poings hésitent entre lui foutre une beigne et lui faire un hug. C'est compliqué.

« T'as pris des sacrés longues vacances. T'as pas bronzé, j'suis déçu. » que tu fais, essayant de garder un ton plus ou moins joyeux, mais t'es à peu près persuadé qu'on doit deviner le reproche dans ton ton. Difficile à cacher, ces choses-là. « J'peux te parler deux secondes ? »

Nan, le BB offre pas masse de zone privée, mais tu sais pas à quel point cette conversation peut être pour les autres.

_________________
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